Selon certaines informations, Lagarde aurait bloqué la demande de Binance pour obtenir une licence dans l'UE
Selon The Wall Street Journal, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, aurait demandé au Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis de s’opposer à la demande de licence MiCA de Binance. Binance avait déposé sa demande auprès de la Commission hellénique des marchés de capitaux. La demande aurait passé l’examen technique, achevé l’évaluation de 40 jours sans objection et obtenu un avis favorable en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.
L’intervention présumée de Mme Lagarde, entre le 7 et le 15 juin, portait sur la reconnaissance de culpabilité de Binance aux États-Unis en 2023 pour des faits de blanchiment d’argent et des violations de sanctions. Elle aurait également averti que l’expansion de Binance pourrait accroître la demande de stablecoins adossés au dollar américain, alors que la BCE promeut l’euro numérique. Des experts juridiques ont déclaré que cet épisode pourrait constituer une ingérence politique, car la BCE n’a aucune compétence formelle sur les décisions nationales d’octroi de licences MiCA.
Binance a ensuite retiré sa demande grecque. L’Irlande et la Lettonie auraient rejeté la plateforme, tandis que la France est devenue sa principale voie restante vers une licence MiCA valable dans toute l’UE. Binance discute avec l’Autorité des marchés financiers française, l’AMF. Le différend sur la licence de Binance dans l’UE met en évidence les risques réglementaires, les coûts potentiels de mise en conformité et l’incertitude concernant la concurrence entre plateformes et la liquidité des stablecoins. L’impact immédiat sur les prix semble limité, mais les traders devraient suivre l’avancement de la licence de Binance, les déclarations des régulateurs européens et les évolutions concernant les stablecoins adossés à l’euro.
Neutral
La nouvelle est neutre pour les cours des cryptomonnaies liés à Binance, car elle concerne l’accès réglementaire plutôt qu’une modification directe de l’offre de tokens, de l’activité du réseau ou de la liquidité du marché. À court terme, les informations faisant état d’une opposition politique et de demandes de licence échouées ou retirées pourraient accroître l’incertitude, inciter les utilisateurs de Binance à réduire leur exposition au risque et peser sur l’activité de trading de la plateforme. Toutefois, l’article ne fait état d’aucune interdiction confirmée à l’échelle de l’UE, et Binance poursuit toujours une démarche MiCA en France. La réaction immédiate du marché devrait donc rester limitée, sauf si la France rejette la demande ou si les régulateurs imposent des restrictions plus larges.
À plus long terme, une application plus stricte de MiCA pourrait accroître les coûts de conformité et réduire la part de marché de Binance en Europe. Elle pourrait également affecter la disponibilité des stablecoins et la liquidité des plateformes d’échange dans la région. À l’inverse, une autorisation réussie en France réduirait l’incertitude réglementaire et soutiendrait les activités européennes de Binance. Les traders devraient surveiller les décisions officielles d’octroi de licences, les changements d’accès pour les utilisateurs et la liquidité des stablecoins, plutôt que de considérer cet article à lui seul comme un signal clairement haussier ou baissier pour les prix.