La France plaide pour des récompenses conditionnelles sur les stablecoins et s’oppose à une interdiction plus large

Quatre institutions françaises ont appelé la Commission européenne à autoriser les plateformes crypto et d’autres tiers à proposer des récompenses en stablecoins sous réserve de conditions strictes, plutôt que de les interdire totalement. Elles proposent d’imposer une information claire, d’interdire les promesses de rendement garanti et la commercialisation comme produit d’épargne, et de surveiller les effets sur les dépôts bancaires. La France reste favorable à l’interdiction faite aux émetteurs de stablecoins de verser des intérêts, mais s’oppose à l’extension de cette interdiction au staking et aux prêts. La Banque centrale européenne et d’autres banques centrales de l’UE défendent des restrictions plus larges, notamment sur les incitations indirectes ainsi que sur le staking et les prêts. La Commission doit présenter son réexamen du règlement sur les marchés de crypto-actifs (MiCA) d’ici au 30 juin 2027 et peut proposer des modifications. Ce débat pourrait façonner les futures règles de l’UE concernant les récompenses en stablecoins et les services crypto associés.
Neutral
La nouvelle est neutre pour l’ensemble du marché des cryptomonnaies, car elle fait état d’un désaccord politique et non d’une règle adoptée ou d’un changement immédiat de l’accès au marché. La proposition française pourrait soutenir les plateformes de stablecoins et leurs utilisateurs si les récompenses restent autorisées, sous réserve de garanties en matière de divulgation et de marketing. Toutefois, la Banque centrale européenne et d’autres banques centrales de l’UE sont favorables à une interdiction plus large ; l’issue réglementaire demeure donc incertaine. Cette incertitude pourrait limiter les réactions immédiates des marchés et concentrer les effets sur les services liés aux stablecoins plutôt que sur les cours des principaux cryptoactifs. À court terme, les traders pourraient surveiller les signaux politiques de l’UE ainsi que toute évolution de l’émission de stablecoins, des dépôts ou de l’activité des plateformes ; l’article ne fournit aucune preuve d’un changement immédiat de ces indicateurs. À plus long terme, l’examen du règlement MiCA par la Commission européenne, attendu d’ici au 30 juin 2027, pourrait déterminer si les récompenses, le staking et les prêts feront l’objet de restrictions plus strictes ou d’un cadre conditionnel. Des débats réglementaires similaires ont souvent entraîné une volatilité propre à certains secteurs, mais leur impact sur le marché a dépendu de la transformation ou non des propositions en loi contraignante. D’ici là, la proposition à elle seule ne permet pas de dégager une orientation clairement haussière ou baissière.