Howell estime que le bitcoin pourrait annoncer un retournement plus précoce de la liquidité
L’analyste macroéconomique Michael Howell estime que la récente résilience du bitcoin pourrait être un premier indice d’une reprise de la liquidité mondiale plus tôt que prévu, même s’il n’en fait pas encore son scénario central. Selon lui, un cours du bitcoin durablement supérieur à 70 000 dollars, conjugué à des réserves bancaires stables ou en hausse, renforcerait l’hypothèse d’un redressement anticipé et d’un éventuel nouveau marché haussier de deux à trois ans.
Howell avance que les rendements actuels des obligations américaines reflètent davantage une forte croissance économique nominale que des craintes de crise budgétaire. Il ajoute que les achats de la Réserve fédérale destinés à la gestion des réserves et les mesures du Trésor visant à réduire la volatilité du marché obligataire contribuent à soutenir la liquidité financière, même si les taux directeurs officiels restent importants pour les traders.
Son analyse générale demeure prudente : il situe les marchés à un stade avancé de la phase spéculative de son cycle de liquidité, et une période plus agitée pourrait suivre. La hausse des coûts de refinancement et les dettes arrivant à échéance pourraient peser sur les entreprises de l’IA et de la technologie fortement endettées. Pour les traders de cryptomonnaies, les principaux indicateurs à surveiller sont la capacité du bitcoin à se maintenir au-dessus de 70 000 dollars, le niveau des réserves bancaires, les rendements des bons du Trésor et la volatilité des marchés. Les perspectives concernant le bitcoin et la liquidité restent donc conditionnelles et ne confirment pas l’arrivée d’un nouveau marché haussier.
Neutral
L’article présente un scénario macroéconomique conditionnel, et non un changement de politique confirmé ni un nouvel afflux clairement établi vers les cryptomonnaies. Howell estime que le bitcoin pourrait signaler un retournement plus précoce de la liquidité mondiale, mais il lui faudrait voir le cours se maintenir au-dessus de 70 000 dollars et disposer de preuves que les réserves bancaires sont stables ou en hausse avant de modifier son scénario de référence prudent. Le signal de trading à court terme est donc mitigé : les traders peuvent interpréter la résistance du cours comme une raison de surveiller un éventuel changement de tendance, mais l’article ne démontre pas qu’une hausse durable a commencé.
À court terme, le bitcoin pourrait réagir aux mouvements de cours autour de 70 000 dollars, aux rendements des bons du Trésor américain, aux données sur les réserves et au sentiment général vis-à-vis du risque. Une baisse sous ce seuil ou un nouveau durcissement des conditions financières pourrait accentuer la volatilité et peser sur les cryptomonnaies, tandis que des réserves plus importantes et une diminution des tensions sur le marché obligataire pourraient soutenir l’appétit pour le risque. Des épisodes comparables, portés par la liquidité, ont souvent entraîné de fortes hausses lorsque les bilans des banques centrales se sont accrus, mais la réaction peut être inégale et s’inverser si les anticipations de liquidité changent.
À plus long terme, la thèse de Howell, selon laquelle les conditions de liquidité façonnent le cycle du bitcoin, est favorable si les réserves augmentent et si la liquidité financière au sens large s’améliore. Il avertit toutefois que les marchés pourraient entrer dans une phase turbulente : la hausse des coûts de refinancement et les échéances de dette présentent des risques pour les entreprises très endettées, notamment dans certains segments des secteurs technologique et de l’IA. Ces tensions pourraient se propager aux actifs risqués. L’article invite donc à une surveillance attentive plutôt qu’à prendre position dans un sens précis : les perspectives pourraient être haussières en cas de retournement de la liquidité, mais l’incertitude est suffisante pour que l’impact global soit jugé neutre.