Enquête de DBS : 88 % des entreprises adoptent la monnaie tokenisée

Une enquête d’EY commandée par DBS a révélé que 88 % des 422 responsables financiers de grandes entreprises réparties sur 11 marchés déclarent que leur entreprise utilise ou teste de la monnaie tokenisée. Toutes les entreprises représentées réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 500 millions de dollars. L’adoption va des déploiements à grande échelle (24 %) et des usages opérationnels limités (43 %) aux projets pilotes ou aux preuves de concept (21 %). Les stablecoins sont l’instrument le plus utilisé ou envisagé (63 %), devant les dépôts tokenisés (53 %) et les fonds monétaires tokenisés (52 %). Environ 71 % des répondants estiment que les paiements transfrontaliers en temps réel se sont améliorés ou devraient s’améliorer dans les deux prochaines années. Ils entrevoient également des avantages potentiels pour la gestion de la liquidité de trésorerie. Un transfert de dollars entre DBS et Citi, effectué un week-end et réglé en quelques minutes selon les informations rapportées, illustre cet usage. L’incertitude réglementaire, les préoccupations de sécurité et les difficultés d’intégration restent des obstacles. 64 % souhaitent que les banques proposent un point d’accès unique aux services de monnaie tokenisée. Les résultats témoignent d’un intérêt croissant des entreprises pour cette monnaie, mais ne désignent aucun catalyseur direct du cours d’une cryptomonnaie en particulier.
Neutral
L’enquête fait état d’un intérêt accru des entreprises pour la monnaie tokenisée, les stablecoins étant les instruments les plus utilisés ou envisagés. À court terme, ces résultats pourraient alimenter les discussions sur l’adoption institutionnelle et les infrastructures de paiement. Toutefois, ils ne citent aucun stablecoin ni cryptoactif en particulier et n’apportent aucune preuve directe d’une hausse des achats, des volumes d’échange ou de la demande susceptible de faire monter les prix. L’impact sur le marché d’une cryptomonnaie donnée est donc probablement limité. À plus long terme, une utilisation plus répandue des espèces tokenisées par les entreprises pourrait favoriser le développement de services de règlement et de liquidité fondés sur la blockchain. Cela pourrait profiter aux réseaux ou aux jetons concernés si l’adoption se traduit par une activité sur la chaîne et une demande durable. Cependant, l’incertitude réglementaire, les risques de sécurité et le travail d’intégration pourraient ralentir les progrès, et l’enquête ne suffit pas à établir que l’usage par les entreprises se répercutera sur les marchés publics des cryptoactifs. Le transfert DBS-Citi rapporté illustre un cas d’usage dans les paiements, et non un catalyseur direct du prix d’un jeton.