Les salaires réels passent en territoire négatif tandis que les valeurs de la consommation reculent

Jusqu’en septembre, les salaires réels aux États-Unis ont reculé de 0,7 % sur un an, marquant un sixième mois consécutif de baisse. Le salaire hebdomadaire est lui aussi passé en territoire négatif, malgré l’allongement du temps de travail. Selon l’article, cette pression est principalement due à la hausse des coûts de l’énergie : les prix de l’essence ont augmenté de 34,2 % et ceux de l’énergie dans son ensemble de 20,4 %, tandis que l’IPC sous-jacent a progressé de 2,6 %, soit moins que la croissance des salaires, d’environ 3,0 %. Les ménages font face à la situation en travaillant davantage, en réduisant leur épargne et en recourant plus souvent au crédit par carte. Le marché du travail soutient moins les ménages qu’en 2022 : en septembre, les effectifs salariés ont augmenté de seulement 29 000. Par ailleurs, depuis leur sommet de la fin 2025, les actions des biens de consommation discrétionnaire ont sous-performé celles des biens de consommation de base d’environ 19 %, et les pertes se sont accélérées autour de la publication de l’IPC de septembre. L’article estime que l’affaiblissement des salaires réels pèse déjà sur les actions des entreprises tournées vers les consommateurs et pourrait annoncer une faiblesse plus générale des dépenses des ménages. Pour les traders, les salaires réels, l’inflation énergétique, les données sur l’emploi et les performances du secteur de la consommation sont des indicateurs clés à surveiller.
Bearish
L’article décrit la pression exercée sur le pouvoir d’achat des ménages américains : les salaires réels diminuent, les coûts de l’énergie restent élevés et la croissance de l’emploi est faible. Cette combinaison peut susciter des inquiétudes concernant les dépenses des consommateurs et la croissance économique, et encourager l’aversion au risque sur les marchés. Les cryptomonnaies ne sont pas abordées directement ; tout effet sur les actifs numériques serait donc indirect et ne constituerait pas un signal propre aux cryptos. À court terme, face à de nouveaux signes de faiblesse de l’emploi ou de la consommation, les traders pourraient réduire leur exposition aux actifs sensibles au risque, notamment aux cryptomonnaies. L’inflation alimentée par le coût de l’énergie peut également compliquer les anticipations de baisse des taux d’intérêt. Si les marchés s’attendent à ce que les taux restent élevés plus longtemps, cela pourrait peser sur la liquidité et les actifs spéculatifs. À l’inverse, des signes indiquant que l’inflation ralentit ou que le marché du travail se stabilise pourraient limiter cette pression. À plus long terme, une baisse persistante des salaires réels et de la demande des consommateurs pourrait renforcer des perspectives macroéconomiques prudentes. Des périodes comparables, marquées par des tensions inflationnistes et un ralentissement de la croissance, ont souvent entraîné de la volatilité et des opérations motivées par l’aversion au risque. Toutefois, les cours des cryptomonnaies ont également été fortement influencés par la liquidité, la politique monétaire et les évolutions propres au secteur. L’article ne fournit aucune donnée directe sur les flux de cryptomonnaies, les prix ou les changements de politique. L’analyse baissière proposée est donc une lecture macroéconomique générale, et non une prévision définitive pour un jeton donné.