La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a autorisé Cboe Global Markets à coter des options binaires réglées en espèces et liées aux indicateurs de performance de 23 sociétés cotées. Ces contrats permettent aux traders de parier sur le fait que des chiffres tels que le volume d’échanges de Coinbase, le nombre de clients ou le chiffre d’affaires de Robinhood, ainsi que la production de bitcoins de MARA Holdings, atteindront les objectifs fixés. L’offre initiale comprend plus de 100 indicateurs, dont le chiffre d’affaires des centres de données de Nvidia et les livraisons de véhicules de Tesla.
Ces options binaires de type européen ne peuvent être exercées qu’à leur échéance et leur règlement reposera sur les chiffres figurant dans les documents déposés par les sociétés auprès de la SEC. Cboe prévoit de coter les contrats ce mois-ci, mais les transactions ne pourront commencer qu’une fois que sa chambre de compensation aura obtenu un enregistrement temporaire. Robinhood devrait être le premier courtier destiné aux particuliers à les proposer. Cboe et Robinhood prévoient de supprimer les frais jusqu’au 31 décembre 2026, sous réserve d’un examen réglementaire. L’autorisation de la SEC ne couvre pas les contrats similaires supervisés par la Commodity Futures Trading Commission.
Pour les traders de cryptomonnaies, ces options binaires offrent un nouveau moyen de spéculer sur des indicateurs d’entreprises liés aux actifs numériques, notamment l’activité de Coinbase et la production de bitcoins de MARA. Toutefois, ces produits ne sont pas encore disponibles et ne modifient pas directement les fondamentaux du bitcoin. Celui-ci s’était récemment maintenu au-dessus de sa moyenne mobile sur 50 jours, un niveau que certains analystes considèrent comme un support. Après l’annonce, l’action Cboe a gagné plus de 4 %, tandis que celle de Robinhood a perdu près de 9 %.
ChangeNOW indique avoir corrigé le 15 octobre une vulnérabilité dans l’intégration d’un site web tiers, avec l’aide de chercheurs indépendants en sécurité. L’entreprise n’a trouvé aucun élément indiquant que la faille a été exploitée, mais précise que des adresses e-mail et des détails de transactions ont pu être exposés. Selon ChangeNOW, son infrastructure de transaction n’a pas été touchée et les fonds des clients n’ont pas été menacés. L’entreprise invite les utilisateurs à se méfier des messages d’hameçonnage faisant référence à des transactions réelles ou à des échanges avec le service d’assistance. Elle précise qu’elle ne demande jamais par e-mail de mots de passe, de clés privées ou de phrases de récupération. L’incident a accéléré NOW AI, une initiative de sécurité prévue pour améliorer la détection des menaces et la protection de l’ensemble des produits ChangeNOW. L’entreprise indique qu’elle communiquera davantage de détails ultérieurement. Aucun effet direct sur les transactions ou les fonds des clients n’a été signalé, mais les utilisateurs doivent rester vigilants face aux escroqueries ciblées.
Le ZRO de LayerZero s’est échangé au-dessus de 2 dollars le 12 octobre, mais les rapports ont indiqué différents niveaux de prix alors que le token reculait après avoir atteint un sommet de séance antérieur à 2,483 dollars. Un rapport situait le ZRO autour de 2,29 dollars, tandis qu’une mise à jour ultérieure l’évaluait à environ 2,099 dollars. Les niveaux techniques les plus récents indiquent un support proche de 2,052 dollars et une résistance à 2,1538 dollars, puis à 2,276 dollars. Une cassure à la hausse pourrait favoriser un nouveau test des 2,30 dollars ; une rupture du support pourrait exposer les niveaux de 1,94 et 1,9184 dollar. Le rapport précédent avait identifié un support supplémentaire autour de 2,09–2,10 dollars et une résistance à 2,344 dollars, avec 2,483 et 2,539 dollars comme objectifs supérieurs si cette résistance est franchie.
La dernière analyse technique est prudemment constructive : le ZRO se situe au-dessus de sa moyenne mobile simple sur 14 jours, à 1,98 dollar, et les RSI journalier et sur quatre heures sont orientés à la hausse. Toutefois, le MACD journalier reste légèrement sous sa ligne de signal, ce qui ne permet pas encore de confirmer la reprise.
L’offre reste une source de préoccupation à court terme. Selon DeFiLlama, 23,63 millions de ZRO — environ 5,92 % de l’offre en circulation et près de 54,1 millions de dollars au cours précédemment indiqué — doivent être débloqués le 20 octobre au profit des principaux contributeurs et des partenaires stratégiques. Un déblocage augmente la quantité de tokens disponibles, mais ne signifie pas nécessairement que les bénéficiaires les vendront. LayerZero a également indiqué que les revenus de Stargate servent à acheter du ZRO sur le marché libre, sans toutefois révéler les volumes d’achat actuels ni un éventuel effet immédiat sur le prix. La couverture précédente signalait qu’Anchorage Digital avait choisi LayerZero pour assurer l’interopérabilité nécessaire à l’émission de stablecoins. Le déblocage intervient après la conversion liée à la fusion de Stargate Finance (STG). Un retour potentiel du ZRO vers 2,30 dollars reste donc incertain, et la résistance technique ainsi que le déblocage devraient peser sur les échanges à court terme.
Federated Hermes et Prometheum prévoient de proposer des fonds tokenisés par l’intermédiaire de réseaux de courtage aux États-Unis. Le lancement du premier produit est visé pour le premier trimestre 2027. Annoncé le 13 octobre 2026, le partenariat s’appuiera sur l’infrastructure de courtier-négociant de Prometheum, enregistrée auprès de la SEC et membre de la FINRA, afin de proposer des fonds de titres tokenisés via des comptes de courtage et des relations avec des conseillers déjà en place.
Federated Hermes gérera les investissements. Prometheum indique que sa filiale ProFinancial soutiendra l’émission et la distribution, tandis que Prometheum Capital assurera la conservation, la compensation et le règlement, et reliera les courtiers-négociants introducteurs par sa plateforme de compensation correspondante. Les entreprises n’ont pas nommé le premier fonds ni communiqué ses frais ou les autres modalités de lancement. Ledger Insights a rapporté qu’un fonds monétaire tokenisé pourrait être le premier produit, mais les sociétés ne l’ont pas confirmé.
Federated Hermes a déclaré gérer 911,6 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2026 et servir plus de 11 000 institutions et intermédiaires. Les fonds tokenisés envisagés pourraient étendre les investissements fondés sur la blockchain aux réseaux de courtage établis, mais leur lancement reste un objectif et non une offre déjà disponible. L’annonce ne mentionne aucune cryptomonnaie liée au projet ; son effet direct sur le cours des actifs crypto devrait donc être limité.
L’IPC américain a progressé de 0,6 % sur un mois en septembre, conformément dans l’ensemble aux attentes, la hausse des prix de l’énergie, en particulier de l’essence, ayant tiré l’inflation globale vers le haut. L’IPC sous-jacent a légèrement dépassé les prévisions, avec une hausse de 0,3 % sur un mois et de 2,6 % sur un an, tandis que l’inflation alimentaire est restée modérée. Ce chiffre plus élevé fait suite à un autre rapport d’inflation solide et renforce les attentes d’un nouveau resserrement de la politique de la Réserve fédérale, même si une hausse des taux en octobre reste jugée improbable. Les responsables de la Fed restent divisés : certains avertissent que les pressions inflationnistes se généralisent, tandis que d’autres ne voient pas la nécessité de relever les taux lors de deux réunions consécutives. Les anticipations intégrées auparavant dans les marchés indiquaient une probabilité d’environ 20 % d’une hausse en octobre et de 88 % en décembre. Pour les traders de cryptomonnaies, une inflation persistante de l’IPC américain pourrait maintenir les taux d’intérêt à un niveau élevé plus longtemps, soutenir les rendements des bons du Trésor et peser sur l’appétit pour le risque ; la faible probabilité d’une hausse immédiate pourrait limiter les pressions à court terme.
Bearish
US CPIInflationFederal ReserveInterest ratesCrypto market
L’Australie a publié un projet de loi visant à intégrer dans son droit national le cadre de déclaration des crypto-actifs (CARF) de l’OCDE. La proposition obligerait les prestataires de services liés aux cryptomonnaies à déclarer à l’administration fiscale australienne (ATO) les transactions, les soldes de comptes et les revenus de leurs utilisateurs. L’ATO pourrait ensuite échanger automatiquement les informations pertinentes avec les autorités fiscales d’autres juridictions participantes. Le projet prévoit également la mise à jour des normes existantes de déclaration des comptes financiers ; il n’instaure pas de nouveaux taux d’imposition sur le Bitcoin, l’Ethereum ou d’autres cryptomonnaies.
La consultation publique est ouverte jusqu’au 28 octobre 2026. L’Australie prévoit de commencer l’échange international d’informations fiscales sur les crypto-actifs en 2028, sous réserve de l’adoption de la législation et de sa mise en œuvre. Selon l’OCDE, 77 juridictions se sont engagées à appliquer le CARF d’ici 2029, même si les calendriers d’échange varieront. Des précisions supplémentaires sont attendues concernant les obligations des prestataires, les formats de déclaration et les modalités de transition. Cette proposition s’inscrit dans un élargissement plus général de la réglementation australienne sur les crypto-actifs, parallèlement à des règles distinctes pour les plateformes attendues en avril 2027.
Pour les traders, le CARF signifie davantage de transparence fiscale et d’éventuelles obligations déclaratives pour les prestataires de services, et non une modification immédiate des règles de trading ou des taux d’imposition. Le projet reste soumis à consultation et à l’approbation du Parlement.
Neutral
Crypto tax reportingAustraliaOECD CARFTax transparencyCross-border information exchange
Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a averti que l’arrêt de la construction de nouveaux centres de données aux États-Unis pourrait plonger le pays dans une récession. Selon lui, les investissements dans les infrastructures d’IA soutiennent la croissance des secteurs de la technologie, de la construction et de l’énergie. Il a qualifié de désinformation nombre des inquiétudes concernant la consommation d’électricité et d’eau ainsi que la pression exercée sur le réseau électrique. Ses déclarations interviennent alors que l’opposition s’intensifie : un sondage révèle que 61 % des Américains sont opposés à la présence de centres de données dans leur région, et Data Center Watch estime que des projets d’une valeur d’environ 130 milliards de dollars ont été bloqués ou retardés au premier trimestre 2026. Les analystes prévoient que les dépenses d’investissement dans l’IA pourraient dépasser 1 000 milliards de dollars en 2027 et totaliser plus de 5 000 milliards d’ici 2030.
Fink a également mis en garde contre la dette nationale américaine, qui aurait atteint environ 40 000 milliards de dollars et pourrait entrer en concurrence avec les entreprises pour l’accès aux capitaux d’investissement. Ces déclarations ont été faites alors que BlackRock annonçait des entrées nettes de 205 milliards de dollars au troisième trimestre, 15 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion et une hausse de 19 % de son chiffre d’affaires sur un an. Les activités de BlackRock dans les actifs numériques comprennent l’iShares Bitcoin Trust (IBIT), mais aucune des deux déclarations ne contenait de prévision directe sur le prix du Bitcoin. Pour les traders de Bitcoin, le débat sur les centres de données d’IA importe surtout en raison de ses effets potentiels sur les perspectives de croissance américaine et l’appétit pour le risque : la poursuite des investissements pourrait soutenir la confiance, tandis que des restrictions ou des tensions budgétaires pourraient peser sur l’ensemble des actifs risqués, y compris le Bitcoin.
Neutral
BitcoinBlackRockAI data centersUS economyCrypto market
BingX EU a obtenu une licence MiCA de l’Autorité autrichienne des marchés financiers pour son entité autrichienne, MEGE zweite GmbH. L’autorisation a été accordée le 13 octobre. La licence couvre quatre services : la conservation de crypto-actifs, l’échange de monnaie fiduciaire contre des crypto-actifs, l’échange de crypto-actifs entre eux et le transfert d’actifs numériques. BingX indique qu’elle se préparera à proposer des services crypto réglementés sur 29 marchés de l’Espace économique européen (EEE) et à travailler avec les autorités de régulation. Cette expansion dépend de l’achèvement des procédures de passeport transfrontalières, et aucune date de lancement n’a été annoncée. Le PDG Daniel Lai a déclaré que la licence établissait un cadre axé sur la sécurité, la transparence et la protection des investisseurs. L’autorisation s’applique à l’entité autrichienne et ne couvre pas des services tels que la gestion de portefeuille ou le trading de produits dérivés à effet de levier. La licence MiCA de BingX marque une étape réglementaire en Europe, mais les informations disponibles ne signalent aucun changement immédiat des conditions de trading.
Anthropic a annoncé un chiffre d’affaires de 16,8 milliards de dollars au troisième trimestre lors d’une réunion d’information à huis clos avec des investisseurs. Cela représente une hausse de 45 % par rapport aux 11,5 milliards de dollars du trimestre précédent, contre 4,7 milliards de dollars au premier trimestre. L’entreprise a indiqué que sa trésorerie et ses bénéfices ajustés étaient positifs, avec une marge brute ajustée d’environ 85 % et une marge opérationnelle ajustée supérieure à 11 %. Elle n’a pas détaillé tous les ajustements ni communiqué de bénéfices selon les normes GAAP ; ces chiffres devront donc être vérifiés dans de futurs documents réglementaires.
Anthropic se prépare à une éventuelle introduction en bourse. Selon des informations publiées, sa tournée de présentation aux investisseurs pourrait commencer dès la semaine du 9 novembre, avec une entrée en Bourse visée avant Thanksgiving. L’entreprise discuterait d’une valorisation supérieure à 2 000 milliards de dollars, soit plus du double des 965 milliards de dollars annoncés lors d’un tour de financement en mai, et d’une levée de fonds de plus de 100 milliards de dollars. Ces objectifs n’ont pas été confirmés dans des documents d’offre publics. Les participants ont également projeté un chiffre d’affaires annualisé supérieur à 110 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année ; il s’agit d’une projection, et non de revenus déclarés.
Avec une valorisation de 2 000 milliards de dollars, l’entreprise vaudrait environ 30 fois son chiffre d’affaires annualisé du troisième trimestre. Les investisseurs surveilleront la croissance des revenus, la génération de trésorerie, les engagements en matière de capacités de calcul et le prix définitif de l’IPO. L’opération pourrait servir de référence aux entreprises d’IA, dont OpenAI : une forte demande pourrait renforcer la confiance dans le secteur, tandis qu’une valorisation plus faible ou un report pourrait témoigner d’un intérêt moindre du marché. Cette évolution n’a pas d’incidence directe sur les échanges d’une cryptomonnaie en particulier.
Le fondateur de Hyperliquid, Jeff Yan, estime que les autorités américaines devraient superviser les sociétés financières qui exercent des activités de trading sur Hyperliquid, plutôt que de réglementer la blockchain elle-même. Selon lui, les obligations de conformité devraient incomber aux entreprises capables de contrôler le fonctionnement des marchés. Cette approche pourrait permettre aux institutions de Wall Street de créer des plateformes de trading réglementées reposant sur la technologie de Hyperliquid, sans obliger le réseau à s’enregistrer comme une bourse. Le marché des contrats à terme perpétuels de Hyperliquid reste inaccessible aux clients américains, mais Payward, la société mère de Kraken, prévoit de proposer aux investisseurs américains des produits dérivés utilisant cette technologie par l’intermédiaire d’une bourse réglementée. La proposition de Yan fait suite à une déclaration du président Donald Trump en août, selon laquelle la CFTC travaillait à faire entrer Hyperliquid aux États-Unis dans le cadre de règles fédérales. Une voie réglementée pourrait élargir l’accès aux produits reposant sur Hyperliquid, mais l’accueil réservé à cette proposition par le Congrès et les autorités de régulation reste incertain.
StandX, un DEX de contrats perpétuels fondé par d’anciens dirigeants de Binance, ne lancera pas de jeton et prévoit de mettre fin à ses activités. À la place, il distribuera une seule fois un airdrop de DUSD non bloqués, en fonction des dépôts, du trading, du market making et des parrainages, après des vérifications visant à détecter les activités Sybil et le wash trading. Le financement proviendra de l’excédent du projet et d’une contribution personnelle du PDG AG. Le rendement du DUSD a pris fin le 15 octobre. Le trading passera en mode de réduction des positions uniquement le 20 octobre ; les positions restantes devront être clôturées au plus tard le 15 janvier 2027 ; et les retraits de DUSD prendront fin le 31 janvier. Les demandes de récompense pourront être déposées du 1er novembre au 31 décembre.
L’annonce a bouleversé les attentes après que la valorisation pré-marché implicite de StandX sur Aspecta s’est approchée des 350 millions de dollars le 13 octobre. Deux jours plus tard, après l’annonce de l’absence de jeton, cette valorisation implicite a chuté d’environ 98,8 %. Le PDG AG a déclaré que StandX avait atteint un TVL record de 200 millions de dollars sans financement externe, mais n’avait pas réalisé son ambition de figurer parmi les trois premiers acteurs du secteur. Le cofondateur Justin a présenté ses excuses aux utilisateurs qui espéraient réaliser des bénéfices.
Le 15 octobre, le TVL de StandX s’élevait à environ 22,8 millions de dollars, tandis que l’intérêt ouvert atteignait 13,6 millions de dollars, en baisse de 54 % sur 30 jours. Le DEX a tout de même enregistré un volume de transactions de 11,17 milliards de dollars sur 30 jours, avec une rotation quotidienne moyenne d’environ 27 fois. Associés aux modifications répétées des récompenses en points et à l’absence de détails sur les allocations, ces chiffres suggèrent que les incitations ont généré de l’activité sans entraîner de dépôts durables comparables. Alors que des concurrents comme Hyperliquid, Aster et Lighter se disputent les utilisateurs, l’arrêt de StandX met en évidence la difficulté de transformer le trading motivé par des points en liquidité durable. Les traders devraient suivre la clôture des positions, le remboursement des DUSD et l’airdrop, tout en tenant compte de la baisse de liquidité et du risque lié à la fermeture de la plateforme.
ASML a annoncé un chiffre d’affaires record de 11,66 milliards d’euros au troisième trimestre 2026, en hausse d’environ 55 % sur un an, et un bénéfice net de 4,96 milliards d’euros. Le bénéfice de base par action a atteint 12,95 euros, dépassant l’estimation du marché, autour de 10,70 euros. Environ 500 millions d’euros du bénéfice provenaient d’une plus-value de valorisation de son investissement dans Mistral AI, et non des ventes d’équipements. La marge brute d’ASML s’élevait à 57,5 %. L’entreprise a livré 113 nouveaux systèmes de lithographie, générant 8,4 milliards d’euros de ventes de systèmes, dont 4,1 milliards d’euros issus des équipements EUV.
L’entreprise a relevé ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2026 à 44–45 milliards d’euros et prévoit un chiffre d’affaires de 14,2–15,2 milliards d’euros au quatrième trimestre. La demande de puces avancées de logique et de mémoire dépasse l’offre d’équipements prévue pour 2027 et 2028. Certains clients cherchent à réserver des équipements aussi loin qu’en 2029 et 2030. ASML prévoit une hausse d’environ 75 % en 2026 du chiffre d’affaires des systèmes pour mémoire, contre près de 10 % pour ceux destinés à la logique. Les contraintes de capacité et le coût de l’expansion pourraient peser sur les marges. L’adoption du High-NA EUV et d’éventuelles restrictions à l’exportation vers la Chine constituent également des risques importants.
Malgré ces solides résultats et le relèvement des prévisions, les actions ASML cotées aux États-Unis ont reculé d’environ 3,9 %, dans un contexte de ventes plus générales dans le secteur technologique et de hausse des rendements obligataires. Cela montre que les échanges à court terme restent sensibles aux valorisations et à l’appétit du marché pour le risque. Pour les traders de cryptomonnaies, le rapport constitue un signal indirect de la poursuite des investissements dans les infrastructures d’IA, mais ne met en évidence aucun catalyseur direct pour une cryptomonnaie en particulier. Les résultats d’ASML peuvent influencer le sentiment général dans la technologie, tandis que les cours des cryptomonnaies devraient rester davantage tributaires de leurs propres facteurs de marché.
La Corée du Sud envisage de durcir ses règles de cybersécurité après des incidents de sécurité touchant 16 entreprises financières, dont Streami, qui exploite la plateforme d’échange Gopax, et Prabang, un fournisseur d’actifs virtuels. Les autorités de régulation estiment qu’environ 100 000 dossiers de clients ont été exposés, notamment leurs noms, coordonnées et numéros d’immatriculation de résident. Elles n’ont pas confirmé que des mots de passe ou des données de cartes de paiement avaient été exposés, et aucune perte de fonds appartenant à des clients n’a été signalée.
Un examen a révélé des failles de sécurité dans 130 des 555 entreprises financières, notamment des logiciels obsolètes, une surveillance insuffisante et des contrôles d’accès faibles. Toutes ces entreprises n’ont pas été piratées. Les mesures de cybersécurité proposées comprennent des évaluations au moins deux fois par an pour les grands établissements, une responsabilité plus clairement définie pour les dirigeants, un partage renforcé des informations sur les menaces et l’utilisation éventuelle d’outils d’IA pour détecter les vulnérabilités. Les enquêteurs n’ont pas déterminé si l’IA était impliquée ni si les incidents étaient liés.
Pour les traders de cryptomonnaies, ces intrusions mettent en évidence les risques concernant les données des clients et le fonctionnement des plateformes sud-coréennes. Les propositions pourraient accroître les coûts de mise en conformité, mais aussi renforcer à terme la sécurité et la confiance. Aucun effet direct sur les cours des cryptomonnaies n’a été établi.
Neutral
South KoreaCybersecurityCrypto exchangesFinancial regulationData breach
Le PDG de BlackRock, Larry Fink, a averti qu’un arrêt des projets de centres de données aux États-Unis pourrait contribuer à une récession. Selon lui, les investissements dans ces centres soutiennent les dépenses d’investissement, l’emploi et la demande énergétique. Moody’s estime que les investissements américains dans les centres de données atteindront 700 milliards de dollars cette année et totaliseront entre 2 400 et 2 480 milliards de dollars d’ici 2030. Fink a également souligné la hausse de la dette nationale américaine, passée de 8 000 milliards de dollars en 2000 à 40 000 milliards en 2026.
Le rapport ultérieur ajoute des préoccupations concernant les coûts environnementaux et les ressources nécessaires aux centres de données. Il indique qu’un arrêt prolongé pourrait nuire à la croissance économique ainsi qu’à des entreprises liées aux infrastructures comme CoreWeave. Les contrats de marchés prédictifs cités dans le rapport donnent une probabilité implicite de faillite de CoreWeave de 14,5 % d’ici janvier 2028 et de 28,5 % d’ici janvier 2030 ; il ne s’agit pas de prévisions confirmées.
Pour les traders de cryptomonnaies, l’impact est indirect. Les craintes de récession pourraient réduire l’appétit pour le risque et peser sur le Bitcoin et les autres actifs risqués, tandis que certains investisseurs estiment que l’augmentation de la dette favorise les actifs rares comme le Bitcoin. Dans le premier rapport, le Bitcoin avoisinait les 81 200 dollars, en baisse de 0,8 % depuis minuit UTC. Un arrêt des centres de données pourrait également influencer le sentiment dans le secteur technologique, mais aucun facteur déclencheur direct pour le marché des cryptomonnaies n’a été identifié.
Les spéculations autour d’un jeton Polymarket se sont intensifiées après que le PDG Shayne Coplan a déclaré, lors de TOKEN2049 à Singapour, que l’entreprise étudiait un actif sur chaîne doté de fonctionnalités programmables. Parmi les indices précédents figuraient la mention de « $POLY » par Coplan, les commentaires du directeur marketing au sujet d’un jeton et d’un airdrop prévus, ainsi que des demandes d’enregistrement des marques POLY et $POLY en février 2026. Polymarket n’a toutefois annoncé ni date de lancement, ni conception du jeton, ni instantané, ni règles d’éligibilité, ni procédure de réclamation. Son jeton de garantie pUSD existant est distinct de l’actif proposé ; l’activité sur la plateforme ne garantit donc pas un airdrop.
Cette discussion intervient alors que Polymarket recherche des financements en fonds propres : Intercontinental Exchange, la société mère du NYSE, a accepté en 2025 d’investir jusqu’à 2 milliards de dollars et a réalisé un investissement supplémentaire de 600 millions de dollars en mars 2026. Des articles distincts ont évalué l’entreprise à plus de 20 milliards de dollars. Ces investissements sont des opérations en fonds propres, et non une confirmation de l’existence d’un jeton crypto. Polymarket exploite également une plateforme américaine distincte par l’intermédiaire de QCX, un marché de contrats désigné par la CFTC, mais n’a pas précisé si un futur jeton serait lié à cette activité ou accessible aux utilisateurs américains.
Des risques importants subsistent. Une étude de Galaxy Research a révélé que plus de 69 % des 2,9 millions de comptes actifs à un rythme humain ont terminé sous le seuil de rentabilité, pour des pertes cumulées de 338,9 millions de dollars. Polymarket fait également l’objet d’un examen juridique aux États-Unis et en Corée du Sud en raison d’allégations de paris sans licence ou illégaux. Pour les traders, le jeton Polymarket reste non confirmé ; les rumeurs d’airdrop et l’évolution de la réglementation peuvent attirer l’attention, mais aucun élément déclencheur lié à un jeton n’est confirmé et rien ne permet de supposer qu’une allocation sera accordée.
Un examen de 47 pages mené par l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) des États-Unis a révélé que certaines des neuf grandes banques disposaient de politiques publiques ou non publiques limitant les services aux entreprises spécialisées dans les actifs numériques, notamment les émetteurs de cryptomonnaies, les plateformes d’échange et les administrateurs. Les banques ont souvent invoqué des préoccupations liées à la criminalité financière. Ces conclusions remettent en lumière le refus de services bancaires aux entreprises du secteur crypto, mais l’OCC a indiqué ne pas pouvoir mesurer l’ampleur totale de cette pratique et n’a cité aucun exemple précis de clôture de compte liée aux cryptomonnaies.
L’examen a fait suite au décret présidentiel signé par Donald Trump en août 2025, qui appelait à fonder les décisions bancaires sur des critères objectifs et liés au risque. Le directeur de l’OCC, Jonathan Gould, a déclaré que les restrictions visant certains secteurs étaient motivées par des préoccupations de réputation plutôt que par des risques financiers. Des acteurs du secteur crypto ont qualifié les tentatives présumées visant à couper les entreprises des services bancaires d’« Operation Chokepoint 2.0 », mais le rapport n’établit pas l’étendue de ces restrictions. Pour les traders, il n’apporte aucune preuve directe d’une nouvelle perturbation du marché. Toutefois, des limites persistantes à l’accès aux services bancaires et de paiement pourraient, à terme, freiner les activités des entreprises crypto.
L’inflation américaine mesurée par l’IPC s’est accélérée en septembre : l’inflation annuelle est passée de 3,4 % en août à 3,7 %, dépassant les prévisions des économistes, qui tablaient sur 3,6 %. Dans le premier rapport, les prix avaient augmenté de 0,6 % sur un mois ; une mesure ultérieure a fait état d’une hausse de 0,65 %, soit un rythme annualisé de 8,1 %. Les prix sont désormais supérieurs de plus de 30 % à leur niveau du début de 2020.
Dans un premier temps, la hausse a été principalement portée par les coûts de l’énergie : les prix de l’essence ont bondi de 9,1 % et l’indice de l’énergie a progressé de 5,2 %. Mais les données publiées par la suite ont révélé des tensions plus généralisées. L’IPC sous-jacent, hors alimentation et énergie, est passé de 2,4 % à 2,6 % sur un an, tandis que les prix sous-jacents ont augmenté depuis août à un rythme annualisé de 4,1 %. Les services sous-jacents hors services énergétiques ont progressé de 0,37 % sur un mois, et les biens sous-jacents de 0,25 %, soit leur plus forte hausse mensuelle depuis janvier 2025.
Ces rapports ont ravivé les craintes qu’une inflation persistante complique la politique de la Réserve fédérale et retarde les baisses de taux. Après la première publication, les marchés ont relevé d’environ 22 % à 45 % la probabilité implicite d’une hausse des taux en octobre ; le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans s’est rapproché de 5,29 %, le dollar s’est renforcé et les contrats à terme sur actions ont reculé. Des rendements plus élevés et des conditions financières plus strictes peuvent peser sur les actifs risqués, notamment les cryptomonnaies. Les traders devraient surveiller les prochaines données sur l’inflation et les signaux de la Fed afin de repérer tout changement de la volatilité du marché des cryptomonnaies et de l’appétit pour le risque.
Bearish
US inflationCPIFederal ReserveInterest ratesCrypto markets
Les actifs des ETF crypto de BlackRock ont progressé de 63 % au troisième trimestre 2026, passant de 48,8 milliards de dollars fin juin à environ 79,6 milliards fin septembre. Ce rebond reflète des entrées nettes de 7,9 milliards de dollars dans ses produits d’actifs numériques — les plus importantes entrées trimestrielles depuis le troisième trimestre 2025 — ainsi que des gains de marché de 22,9 milliards de dollars. Le Bitcoin a progressé de plus de 42 % au cours du trimestre, tandis que l’Ethereum a également avancé. L’iShares Bitcoin Trust (IBIT) représente la majeure partie de l’exposition de BlackRock aux cryptomonnaies, et l’iShares Ethereum Trust (ETHA) y contribue aussi.
Malgré le rebond trimestriel, les actifs des ETF crypto de BlackRock restent environ 23 % en dessous de leur niveau d’un an auparavant et sous le sommet d’environ 104 milliards de dollars atteint en septembre 2025. Au cours des 12 derniers mois, les entrées nettes de 6,3 milliards de dollars ont été plus que compensées par une baisse de 30,6 milliards de dollars de la valeur de marché. Les produits ont généré 39 millions de dollars de revenus trimestriels provenant des frais et du prêt de titres. Pour les traders, ces entrées signalent un regain de la demande, mais le rôle important joué par la hausse des prix montre à quelle vitesse les actifs des ETF crypto peuvent diminuer lors d’un repli du marché, même sans retraits des investisseurs.
Les Hooks d’Uniswap v4 permettent aux projets DeFi d’ajouter des règles personnalisées aux pools de liquidité, notamment des frais dynamiques, l’émission de jetons, le trading programmable et le partage des bénéfices d’arbitrage. Les huit projets mis en avant sont Hookr, StonkBrokers, What The Hook, Programmable, Claus, Fables Finance, The Standard Reserve et Bordrless ; Bordrless utilise son propre mécanisme de Hook sur Solana. Il s’agit encore d’expériences à un stade précoce, et les capitalisations boursières des jetons rapportées ne sont que des instantanés, susceptibles d’évoluer rapidement.
Les informations plus récentes portent sur Hookr et What The Hook (WTH). Sur Robinhood Chain, Hookr propose des outils de lancement de jetons et de gestion de pools Uniswap v4, avec des options telles que des frais dynamiques, des règles anti-sniping, la destruction de jetons et des récompenses pour les fournisseurs de liquidité. La capitalisation boursière rapportée de HOOKR était de 26,5 millions de dollars, en baisse par rapport à son pic annoncé de 31,43 millions. Hookr affirme que ses contrats ont fait l’objet d’un examen tenant compte des attaques adversariales, mais qu’ils n’ont pas été audités par un organisme externe.
Hookr et StonkBrokers ont également lancé les Pair Tokens : des jetons ERC-20 représentant des parts dans des pools de liquidité Uniswap v4 à plage complète. La création et le rachat sont gratuits, tandis qu’une commission composée de 10 % sert aux rachats de STONKBROKER. WTH utilise les Hooks pour repérer les écarts de prix entre les pools connectés et tenter des opérations d’arbitrage après déduction des coûts. Son modèle documenté de partage des revenus inclut les traders, les fournisseurs de liquidité, sa trésorerie et ses partenaires de recommandation ; sa capitalisation boursière rapportée était de 6,4 millions de dollars. Les résultats dépendent des possibilités d’arbitrage, des coûts de transaction, de la profondeur du marché et des pools connectés. Les revenus de la trésorerie ne garantissent pas de distributions aux détenteurs de jetons.
Pour les traders, les Hooks d’Uniswap v4 élargissent l’éventail des stratégies de trading et de liquidité en DeFi, mais chaque Hook doit faire l’objet de vérifications de sécurité distinctes. Ces projets restent expérimentaux : leur adoption et leurs revenus vérifiables demeurent incertains, et les risques liés aux contrats intelligents, à la liquidité et à la valeur des jetons persistent. Un déploiement sur Uniswap v4 ne constitue pas une approbation, et l’activité du protocole ne profite pas nécessairement aux détenteurs de jetons.
Pi Network a demandé aux opérateurs de nœuds Mainnet d’installer Protocol 28 avant le 13 octobre 2026, en prévision d’une activation prévue le 16 octobre. Au 14 octobre, l’activation n’avait pas été confirmée et le projet n’avait publié aucun décompte vérifiable des nœuds actifs mis à niveau. Protocol 28 avait auparavant été testé sur Testnet, tandis que Protocol 27 fonctionnait déjà sur Mainnet.
Selon Pi, Protocol 28 améliore la gestion des données de transaction retardées et permet aux développeurs de mettre à niveau plus sûrement des groupes de contrats intelligents et des données stockées. Il s’agit de fonctionnalités d’infrastructure, et non de preuves de transactions plus rapides, de frais réduits ou d’une utilisation accrue des applications. Aucune application en production n’a encore démontré de bénéfices mesurables sur Mainnet grâce à cette mise à niveau. Les traders attendront la confirmation de l’activation, la poursuite de la production du registre et des démonstrations vérifiables avant de juger si Protocol 28 a apporté des avantages techniques.
D’après les données de marché citées, PI s’échangeait autour de 0,08 $, en baisse de 7,32 % sur la semaine précédente et sous ses quatre principales moyennes mobiles exponentielles. Le MACD négatif indiquait également une dynamique baissière. Les traders surveillaient un support à 0,075–0,078 $ et une résistance à 0,085–0,089 $. Un rebond vers 0,10–0,12 $ reste possible, mais aucun retournement haussier n’est confirmé.
Les discussions exploratoires de Pi Network avec Open Standard au sujet d’un stablecoin, notamment d’éventuelles récompenses en OUSD et d’usages pour les paiements, n’ont pas de date de lancement, de modalités ni de disponibilité sur Mainnet confirmées. Ni ces discussions ni Protocol 28 ne démontrent pour l’instant une hausse de la demande de PI ; leur effet sur son prix reste donc incertain.
Neutral
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Trezor réduit son réseau de revendeurs agréés après des informations selon lesquelles des portefeuilles matériels Ledger vendus par l’intermédiaire de CryptoBilis, un revendeur d’Asie du Sud-Est, contenaient des implants qui dérobaient les phrases de récupération des clients. Trezor affirme ne disposer d’aucun élément indiquant que ses propres appareils ont été compromis et n’accuse pas les revendeurs de faute. Certains partenaires ne reçoivent déjà plus de livraisons et perdront leur agrément le 1er janvier 2027. Trezor prévoit également de renforcer les contrôles portant sur l’approvisionnement, le stockage et la manipulation des produits. L’incident met en évidence les risques liés à la chaîne d’approvisionnement des portefeuilles matériels et a suscité des recommandations : acheter directement auprès des fabricants, vérifier les scellés des appareils et envisager des configurations multisignatures faisant appel à des appareils de différents fabricants. Trezor recommande aussi des pratiques sécurisées pour les portefeuilles, tandis que Ledger conseille aux utilisateurs ayant initialisé les appareils concernés de transférer leurs fonds vers un nouveau portefeuille créé avec une nouvelle phrase de récupération. Bitquery estime que les vols liés à CryptoBilis représentent environ 102 millions de dollars dérobés à 324 portefeuilles sur six blockchains, soit davantage que les estimations précédentes, comprises entre 72 et 86 millions de dollars. Ledger n’a pas confirmé le montant total, et Tether a gelé environ 10 millions de dollars en USDT liés à l’affaire. Ledger indique que les appareils compromis examinés ont été vendus par CryptoBilis. De son côté, MediaMarktSaturn a suspendu la vente des produits Ledger concernés pendant l’examen d’un signalement en provenance d’Allemagne. Aucun élément ne fait état d’une compromission plus vaste des systèmes de Ledger ou des appareils Trezor, et aucun effet direct sur les cours des cryptomonnaies n’a été identifié.
Bybit a lancé le trading d’actions pour les utilisateurs éligibles, élargissant ainsi ses ambitions de devenir une plateforme financière tout-en-un. Disponible depuis le 12 octobre, le service propose plus de 1 000 actions américaines et ETF, des paiements en USDC, des fractions d’actions et des transactions pendant des horaires étendus. Le trading d’actions vient compléter l’offre TradFi de Bybit, qui compte plus de 600 produits, notamment des actions, des ETF, des indices, des matières premières et des devises. La plateforme indique que les contrats perpétuels TradFi ont enregistré un volume cumulé supérieur à 180 milliards de dollars ; son activité antérieure de CFD sur cryptomonnaies a atteint un volume record de 100 milliards de dollars.
Bybit prévoit également de lancer mStocks avec Mantle en novembre. Ces produits d’actions tokenisées sont conçus pour être adossés, à parité, à des actions réelles. Le service IPO Express donne accès à certaines introductions en Bourse à leur prix d’offre. Bybit a également indiqué avoir émis plus de quatre millions de cartes et permettre les paiements auprès de plus de 5 000 commerçants dans plus de 15 pays. Selon la plateforme, ses systèmes de sécurité ont bloqué plus de 30 000 demandes de retrait suspectes au premier semestre 2026, évitant ainsi des pertes potentielles supérieures à 700 millions de dollars. En 2026, elle a aussi obtenu cinq nouvelles licences ou autorisations réglementaires.
Cette expansion intensifie la concurrence entre les plateformes crypto et les courtiers traditionnels, mais n’annonce ni nouveau jeton crypto ni modification directe des règles de trading des cryptomonnaies. À elle seule, elle ne constitue pas un catalyseur évident pour les cours des actifs crypto.
Selon des informations rapportées, OpenAI serait en pourparlers préliminaires en vue d’acquérir Trail of Bits, une entreprise de cybersécurité new-yorkaise connue pour ses recherches sur la sécurité des blockchains et ses audits de contrats intelligents. Ces discussions ne sont pas confirmées, aucun montant n’a été communiqué et elles pourraient ne pas aboutir à un accord. Trail of Bits a audité Uniswap, Aave, Worldcoin et Arbitrum, et assure la maintenance d’outils de sécurité open source. L’entreprise a également travaillé avec OpenAI sur Patch the Planet, une initiative qui associe la détection de vulnérabilités assistée par l’IA à l’examen et aux corrections réalisés par des experts. À la mi-septembre, environ 68 % des 186 pull requests dont les résultats avaient été communiqués avaient été fusionnées. Une acquisition pourrait renforcer les capacités d’OpenAI en cybersécurité, à mesure que les outils d’IA deviennent plus efficaces pour détecter et exploiter les vulnérabilités. Par ailleurs, les probabilités d’un marché de prédiction concernant une déclaration de faillite d’OpenAI d’ici fin 2027 sont passées de 8 % à 7,5 % en une journée. Il s’agit d’une estimation de marché, et non d’une preuve d’un effet sur les cours des cryptomonnaies. Aucune transaction liée aux discussions n’est confirmée et les projets crypto cités ne subissent aucun effet opérationnel immédiat.
Neutral
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Une analyse d’investisseur présente NEAR comme bien plus qu’une blockchain de couche 1, avec des ambitions dans la finance inter-chaînes, la confidentialité et l’IA décentralisée. Selon les informations rapportées, NEAR Intents a traité un volume cumulé de plus de 33 milliards de dollars, dont 4,76 milliards au cours des 30 derniers jours. Le dernier résumé fait état d’une valeur totale verrouillée (TVL) de 223 millions de dollars, de frais cumulés supérieurs à 53 millions et d’un revenu net de 2,15 millions de dollars sur cette période de 30 jours. Un résumé antérieur évaluait la TVL à 2,23 milliards de dollars : les chiffres diffèrent et doivent être vérifiés à l’aide des données actuelles.
L’analyse mentionne des intégrations avec Robinhood Chain, Hyperliquid et Ondo, ainsi que les travaux de NEAR AI sur le calcul confidentiel et une place de marché GPU. Le taux d’inflation annuel de NEAR aurait baissé de 5 % à 2,5 %, et une proposition vise à le ramener à 1,6 % ; les frais du protocole ont également financé des rachats de jetons. Bitwise a lancé un ETF spot NEAR, sous le ticker NRR, le 29 septembre 2026, puis publié un rapport de recherche le 7 octobre.
Dans l’ensemble, l’activité rapportée de NEAR, sa tokenomie et son accès aux investisseurs institutionnels pourraient soutenir une thèse haussière à long terme si la croissance de l’utilisation et des frais se traduit par une demande durable pour le jeton. Toutefois, les chiffres et la thèse proviennent d’une analyse d’investisseur optimiste : les rachats et l’adoption ne sont pas garantis, les actifs sous gestion d’un ETF ne correspondent pas aux flux nets entrants, et NEAR reste exposé à la volatilité des marchés et aux risques d’exécution.
OneKey a mis fin au statut de revendeur agréé de CryptoBilis après que Ledger a confirmé la présence d’implants matériels non autorisés dans des portefeuilles vendus par l’intermédiaire de ce vendeur d’Asie du Sud-Est. OneKey propose gratuitement des appareils de remplacement aux clients ayant acheté via CryptoBilis entre le 1er mars et le 12 octobre 2026. Les demandes seront closes le 31 décembre, et les clients n’ont pas à renvoyer leurs portefeuilles d’origine. Le programme remplace les appareils, et non les fonds volés. OneKey affirme n’avoir reçu aucun signalement de pertes subies par des utilisateurs, mais considère comme potentiellement suspects tous les appareils distribués par CryptoBilis, audite ses partenaires actuels et suspend l’intégration de nouveaux revendeurs. L’enquêteur spécialisé dans la blockchain Specter a estimé les pertes associées à plus de 86 millions de dollars ; une estimation préliminaire antérieure les situait entre 86 et 93,2 millions de dollars. Ledger n’a pas confirmé de montant total et précise que tous les vols signalés ne sont pas liés à une manipulation. Selon l’entreprise, les cas confirmés concernaient des stocks de CryptoBilis, et non ses propres circuits de vente. Le fondateur et PDG de OneKey, Yishi Wang, a conseillé à toute personne susceptible d’avoir utilisé un appareil compromis de partir du principe que sa phrase de récupération a pu être exposée et de transférer ses fonds vers un nouveau portefeuille. Cet incident met en évidence les risques liés à la chaîne d’approvisionnement des portefeuilles matériels, tandis que les estimations des pertes restent non vérifiées.
Trezor mettra fin, le 1er janvier 2027, à l’autorisation de certains revendeurs de portefeuilles matériels et cessera de leur fournir de nouveaux stocks. L’entreprise n’a pas nommé les partenaires concernés ni précisé leur nombre ; ils pourront écouler leurs stocks existants pendant la période des fêtes. Trezor présente cette mesure comme une précaution et affirme ne disposer d’aucune preuve que ses appareils aient été compromis. L’entreprise avait déjà retiré de sa liste le revendeur d’Asie du Sud-Est CryptoBilis et indiqué qu’aucun appareil Trezor altéré n’avait été associé à ce vendeur.
Cette décision fait suite à l’enquête de Ledger sur des appareils vendus par CryptoBilis. L’équipe de sécurité Donjon de Ledger a déclaré que certains appareils contenaient un implant non autorisé capable de capturer les phrases de récupération affichées à l’écran et de les transmettre via LTE. Ledger a conseillé aux acheteurs récents de ne pas configurer les appareils concernés et a exhorté les utilisateurs qui l’avaient déjà fait à transférer leurs fonds vers un portefeuille doté d’une nouvelle phrase de récupération. L’enquêteur on-chain Specter a retracé plus de 86 millions de dollars de vols présumés, mais Ledger n’a pas confirmé ce montant ; des estimations antérieures évoquaient des pertes d’environ 93 millions à plus de 103 millions de dollars.
Trezor a également révélé cette année des incidents impliquant des tiers : une violation chez un prestataire d’expédition a touché 80 689 clients et une violation chez un fournisseur de messagerie a exposé environ 347 000 adresses de personnes abonnées à la newsletter. L’entreprise affirme qu’aucun de ces incidents n’a compromis ses portefeuilles ni ses systèmes. Ces événements mettent en lumière les risques liés à la chaîne d’approvisionnement des portefeuilles matériels, mais n’indiquent pas que les appareils Trezor, les réseaux crypto ou les actifs numériques eux-mêmes aient été compromis. Les traders et les détenteurs devraient vérifier la provenance de leurs appareils et revoir la sécurité de leurs portefeuilles.
DeepSigma a lancé une démonstration de trading simulé pour 77 marchés perpétuels d’actifs du monde réel (RWA), couvrant les actions américaines, les indices, les ETF sectoriels, les matières premières et les rendements des bons du Trésor américain. Construite sur la blockchain Cypherium, la plateforme permet aux utilisateurs de prendre des positions longues ou courtes sans posséder les actifs sous-jacents. La démo propose des données de marché, des indicateurs techniques, le suivi de portefeuille et un outil d’analyse par IA, qui ne peut ni exécuter des transactions ni déplacer des actifs. Parmi les fonctionnalités prévues figurent des flux de prix provenant de plusieurs sources, des taux de financement, un carnet d’ordres, des garanties inter-chaînes telles que l’USDC d’Ethereum et de Solana, ainsi que des mesures de protection comme des limites d’exposition, des coupe-circuits, des liquidations partielles et une assurance. DeepSigma développe également des outils d’identité préservant la confidentialité et affirme concevoir la plateforme en tenant compte des exigences réglementaires. Son équipe comprend d’anciens professionnels de Goldman Sachs, Citadel Securities, Google et Uber ; Cypherium indique que sa technologie est couverte par quatre brevets américains délivrés. La plateforme reste limitée au trading simulé : la liquidité réelle, les volumes d’échanges, la fiabilité des oracles et le traitement réglementaire n’ont donc pas été éprouvés. Son intérêt potentiel pour les traders de cryptomonnaies dépendra de sa capacité à assurer une exécution fiable et à attirer des utilisateurs une fois en production.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) appelle à renforcer le partage transfrontalier d’informations et la surveillance des stablecoins. Il avertit qu’il est difficile de suivre l’activité mondiale de négociation lorsque les émetteurs, les réserves et les droits au remboursement relèvent de règles nationales différentes. Ses recommandations ne sont pas juridiquement contraignantes et ne signalent pas qu’une ruée sur les stablecoins est imminente.
Le FSB évalue le marché des stablecoins à environ 300 milliards de dollars à la mi-2026, les jetons indexés sur le dollar en représentant quelque 99 %. Cette estimation fait suite à une croissance antérieure, d’environ 206 milliards de dollars au début de 2025 à 306 milliards de dollars. Le dernier rapport précise que les données des blockchains publiques peuvent montrer les adresses et les transferts, mais ne révèlent généralement ni la localisation des utilisateurs ni l’objet des transactions. Le FSB recommande de surveiller la répartition géographique des avoirs, des remboursements et des réserves, ainsi que la liquidité du marché secondaire.
Le FSB avertit également que des émetteurs affiliés peuvent partager des passifs tout en détenant des réserves distinctes, ce qui risque de concentrer la pression des demandes de remboursement sur une seule entité. Les échanges de stablecoins fonctionnent en continu, contrairement aux marchés des actifs de réserve, qui ne sont pas nécessairement ouverts en permanence. Des retards de remboursement, des ventes forcées d’actifs ou des retraits bancaires pourraient affaiblir l’ancrage et transmettre les tensions aux marchés traditionnels. Les transactions et l’arbitrage peuvent contribuer à rétablir l’ancrage, mais un accès fiable au remboursement et des réserves liquides sont essentiels en période de tensions sur les marchés. Pour les traders, ces conclusions mettent en évidence les risques liés à la supervision et à la liquidité des stablecoins et pourraient influencer les futurs débats du G20 ainsi que les politiques nationales.
KuCoin Nigeria a reçu une approbation de principe conditionnelle de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria pour rejoindre son Accelerated Regulatory Incubation Programme (ARIP). Annoncée le 13 octobre, cette décision constitue une première étape réglementaire — et non une licence ou une approbation officielle. KuCoin Nigeria ne peut pas encore lancer de services, accueillir des clients ni servir le public.
Au cours de l’examen, KuCoin a présenté un cadre opérationnel proposé couvrant les produits, l’intégration des clients, les canaux de paiement en monnaie fiduciaire, la technologie, la gouvernance et les contrôles des risques. L’entreprise indique que cette demande s’inscrit dans sa stratégie mondiale de conformité, qui comprend également des démarches réglementaires en Europe et en Australie. Ces autorisations ne s’appliquent pas au Nigeria.
Cette évolution intervient alors que le Nigeria occupe la troisième place du Global Crypto Adoption Index 2026 de Chainalysis et arrive en tête pour l’activité pair-à-pair nationale et les flux de cryptomonnaies transfrontaliers. Pour les traders, cette approbation marque un progrès vers un éventuel accès réglementé à un grand marché des cryptomonnaies. KuCoin Nigeria reste toutefois en phase d’incubation et n’est pas encore accessible aux clients.