Le cofondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, avertit que les progrès de la recherche mathématique accélérés par l’IA pourraient affaiblir la cryptographie sur réseaux euclidiens, peut-être d’ici deux ans. Cette préoccupation concerne des systèmes comme ML-DSA et des technologies utilisées dans le chiffrement entièrement homomorphe. Il a également signalé des risques potentiels pour ECDSA. La cryptographie sur réseaux euclidiens est considérée comme résistante aux attaques quantiques et a été étudiée par des projets comme Cardano, mais cet avertissement souligne que les avancées issues de l’IA pourraient créer des risques distincts. Aucune rupture cryptographique n’a été démontrée, et le délai de deux ans n’est pas une échéance confirmée.
Cette discussion fait suite à l’appel de Justin Drake, chercheur à l’Ethereum Foundation, en faveur d’un « mode bunker », qui consiste notamment à transférer les fonds vers des adresses dont les clés publiques n’ont pas été exposées. Buterin met toutefois en garde contre les migrations précipitées et à grande échelle. Il recommande d’utiliser des paramètres plus grands pour les systèmes fondés sur les réseaux euclidiens, d’éviter de stocker directement des données chiffrées sur la chaîne, de renouveler les clés multisig après leur utilisation et de recueillir les signatures hors chaîne lorsque c’est possible. Pour la feuille de route de sécurité à long terme d’Ethereum, il a évoqué des signatures fondées sur le hachage, comme WOTS et SPHINCS+, tout en reconnaissant qu’aucune méthode n’est théoriquement sans risque. Ces avertissements soulèvent des questions de sécurité à long terme et de mise à niveau, mais ne constituent pas à eux seuls un catalyseur immédiat pour les marchés.
Neutral
AI and cryptographyEthereum securityPost-quantum cryptographyLattice-based cryptographyCrypto market risk
Europol a exhorté le secteur des cryptomonnaies à se préparer aux menaces de l’informatique quantique, tout en soulignant qu’aucun ordinateur quantique connu ne peut actuellement casser les portefeuilles de cryptomonnaies et que la date d’apparition d’une menace concrète reste incertaine. Dans ses rapports publiés le 7 octobre, Europol désigne les clés publiques de portefeuilles exposées comme le principal risque : un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait retrouver les clés privées correspondantes et dérober les fonds. Les fonctions de hachage des blockchains sont considérées comme plus résistantes. Europol a également indiqué qu’il n’existait pas de preuves claires d’une collecte à grande échelle de données chiffrées en vue de les déchiffrer ultérieurement, même si des informations sensibles devant rester protégées longtemps pourraient malgré tout être ciblées.
Europol recommande aux fournisseurs de portefeuilles de tester la cryptographie post-quantique, aux projets de blockchain de prévoir des mises à niveau de protocole et au secteur d’améliorer la gestion des clés. Les utilisateurs pourraient devoir transférer leurs fonds vers des portefeuilles résistants aux attaques quantiques lorsqu’ils seront disponibles. Pour les portefeuilles dont les clés publiques sont déjà exposées, la mesure de protection proposée consiste à transférer les fonds vers un nouveau portefeuille doté d’une clé non exposée. Cette transition nécessitera une coordination entre les développeurs, les plateformes, les dépositaires et les utilisateurs, et pourrait prendre des années. Le NIST a finalisé trois normes post-quantiques en 2024 et recommande d’entamer la transition. Les algorithmes vulnérables doivent être progressivement abandonnés d’ici 2035, tandis que les systèmes présentant des risques plus élevés devront migrer plus tôt.
Bitcoin fait face à des difficultés de migration particulières. Une étude citée estime que la migration de tous les UTXO de Bitcoin pourrait nécessiter au moins 76 jours cumulés d’interruption du réseau, ou environ 300 jours si un quart de la capacité des blocs y était consacré. Les signatures post-quantiques pourraient être 10 à 120 fois plus volumineuses que les signatures ECDSA actuelles, ce qui pourrait accroître la congestion et les frais de transaction. Les développeurs de Bitcoin débattent de propositions de migration, dont le projet BIP-361, tandis que d’autres projets de blockchain et des dépositaires testent des mesures de protection résistantes au quantique. Le message d’Europol est de se préparer à un risque à long terme, et non de s’attendre à un effondrement imminent des cryptomonnaies.
La Solana Foundation a présenté Solana DvP, un cadre open source permettant le règlement atomique de transactions d’actifs tokenisés selon le principe de livraison contre paiement (DvP). En une seule transaction, l’actif et le paiement sont transférés ensemble ou ne le sont pas du tout. Cette solution pourrait remplacer le délai de règlement d’un à deux jours, courant sur les marchés traditionnels, par un règlement sur la blockchain en quelques secondes.
Acheteurs et vendeurs placent leurs jetons sous séquestre, et une banque, un dépositaire ou une plateforme d’échange désigné peut libérer les deux côtés simultanément. Les transactions peuvent être annulées avant une échéance, et les dépôts sont rendus si le règlement échoue. Solana DvP prend en charge les normes de jetons de Solana, notamment les contrôles Token-2022 tels que les jetons pouvant être suspendus et les hooks de transfert destinés aux contrôles de conformité. Le programme a fait l’objet d’audits de sécurité externes. La fondation recherche des partenaires de conception avant le lancement en production et prévoit d’ajouter des fonctionnalités de confidentialité.
JPMorgan a formulé des commentaires sur les exigences de règlement des institutions, mais n’a ni conçu ni exploité Solana DvP et ne l’approuve pas. Le cadre vise à offrir aux institutions une solution commune de remplacement aux contrats développés sur mesure, ce qui pourrait réduire les coûts de développement et d’examen ainsi que les risques de contrepartie et d’immobilisation de capitaux. Son contexte comprend le règlement sur Solana de titres de créance à court terme de Galaxy Digital au moyen d’USDC, ainsi que d’autres transactions d’actifs tokenisés impliquant JPMorgan. Une adoption plus large par les émetteurs, les dépositaires et les plateformes de négociation constituera le principal test pour Solana DvP et pour son importance potentielle pour SOL.
Le représentant américain Don Davis a présenté le No Betting on Your Own Race Act, qui cible les marchés de prédiction politique et les contrats électoraux. Le projet de loi interdirait aux candidats fédéraux, aux comités de campagne autorisés, aux conjoints et aux enfants à charge de négocier des contrats liés à leurs propres élections.
Les restrictions couvriraient les victoires électorales, la participation à une course, la part des voix, les écarts de victoire, le classement et les primaires de nomination. Les candidats ne pourraient pas non plus demander à d’autres personnes de négocier pour leur compte ni fournir des fonds pour de telles transactions. Les violations pourraient entraîner une pénalité civile d’au moins 10 000 dollars ou trois fois le gain net, selon le montant le plus élevé. La Federal Election Commission publierait chaque semaine une base de données des candidats fédéraux, tandis que les plateformes qui, de bonne foi, ferment des comptes, annulent des transactions ou signalent des violations présumées bénéficieraient généralement d’une protection.
La proposition intervient après la suspension de trois ans de la candidate républicaine Laurie Buckhout par Kalshi et l’imposition d’une pénalité de 2 589,96 dollars, après qu’elle eut négocié pour moins de 1 000 dollars de contrats liés à sa propre course. L’affaire a été traitée conformément aux règles de la plateforme Kalshi, et non au droit fédéral.
Le projet ne cite ni Kalshi ni Polymarket, mais sa définition large des contrats liés à des événements politiques pourrait couvrir les deux plateformes. Le Congrès ne devrait probablement pas adopter cette mesure avant les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, et elle ne serait pas rétroactive. Les contrats électoraux devraient donc rester disponibles à court terme.
Pour les traders de cryptomonnaies, les marchés de prédiction politique constituent un signal réglementaire plutôt qu’un catalyseur immédiat des cours. La proposition renforce les préoccupations concernant les délits d’initiés, la manipulation des marchés, la protection des consommateurs et la surveillance des contrats événementiels. Les effets à court terme sur la liquidité et les opérations des plateformes devraient rester limités, mais un durcissement de la réglementation pourrait affecter l’expansion à long terme des marchés de prédiction et le sentiment général à l’égard du trading fondé sur les événements.
La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis a approuvé la cotation de l’ETF Bitcoin 3x de Volatility Shares sur Cboe BZX, élargissant ainsi l’accès à une exposition à effet de levier au Bitcoin. Cet ETF Bitcoin vise trois fois la performance quotidienne d’un indice de référence fondé sur les contrats à terme sur Bitcoin, avant frais, et utilise des contrats futures plutôt que du Bitcoin au comptant. Une hausse de 1 % des contrats à terme sur Bitcoin viserait un gain de 3 %, tandis qu’une baisse de 1 % viserait une perte de 3 %. Les échanges ne pourront commencer qu’une fois la déclaration d’enregistrement du fonds devenue effective. Le produit réinitialise son levier chaque jour, ce qui signifie que la capitalisation et la volatilité peuvent faire diverger fortement les rendements à long terme de trois fois la performance du Bitcoin. L’autorisation précédente couvrait également un produit Ether 3x, identifié par le symbole ETHK, tandis que le produit Bitcoin devrait être négocié sous le symbole BITH. Les ETF à effet de levier pourraient accroître les transactions à court terme, la couverture et la liquidité, mais ce sont des instruments à haut risque qui peuvent amplifier les pertes lors de fortes baisses du Bitcoin ou de l’Ether.
Blast va mettre progressivement fin à son réseau Ethereum Layer 2 après avoir déclaré que ses coûts d’exploitation dépassaient ses revenus et qu’il ne voyait aucune voie crédible vers la viabilité économique. Les utilisateurs de Blast peuvent retirer leurs fonds via l’interface standard jusqu’au 26 octobre. Après cette date, les retraits resteront possibles en interagissant directement avec les contrats de bridge de Blast sur le réseau principal Ethereum, mais la procédure sera plus complexe. L’équipe prévoit de publier des instructions avant la date limite.
Blast va également liquider les actifs détenus via Lido. Ce processus devrait suspendre les retraits pendant environ une semaine. Ceux-ci devraient ensuite reprendre, le délai habituel de sept jours étant réduit à 24 heures. Les traders utilisant Blast doivent surveiller cette interruption, vérifier les détails des contrats de bridge et éviter d’attendre la date limite de l’interface.
La fermeture est négative pour l’activité, la liquidité et le token BLAST. Après l’annonce, BLAST est passé d’environ 0,0004 à 0,00025 dollar. Sa capitalisation boursière en circulation s’élevait à environ 17,32 millions de dollars, tandis que sa valorisation entièrement diluée atteignait environ 24,56 millions de dollars. La valeur totale verrouillée dans la DeFi de Blast a chuté d’un pic d’environ 2,27 milliards à quelque 32 millions de dollars. Les revenus du réseau étaient inférieurs à 1 500 dollars au cours des 24 heures précédentes, tandis que la capitalisation des stablecoins avoisinait 12,1 millions de dollars.
Blast avait initialement attiré des capitaux grâce à des incitations de rendement natif liées au staking de Lido et aux produits du Trésor américain tokenisés de MakerDAO. L’effondrement de la liquidité fondée sur les incitations après l’airdrop de 2024 a révélé une faible utilisation durable et des revenus secondaires limités. Cette fermeture met en évidence les risques auxquels sont exposés les réseaux Layer 2 dépendant des incitations de rendement, des programmes de points et de la liquidité temporaire. L’effet direct sur l’ETH et le marché des cryptomonnaies dans son ensemble devrait rester limité, sauf aggravation des retards de retrait ou des problèmes techniques.
Les règles proposées par la SEC sur la conservation des cryptoactifs pourraient transformer l’accès institutionnel et la concurrence entre les banques, les sociétés de fiducie agréées par les États et les dépositaires natifs de la crypto. La proposition créerait une voie plus claire pour que les sociétés de fiducie agréées par les États qui remplissent les conditions deviennent des dépositaires qualifiés, et permettrait aux conseillers en investissement de conserver eux-mêmes les cryptoactifs éligibles lorsqu’aucun dépositaire autorisé ne les prend en charge.
Les règles s’appliqueraient aux cryptoactifs classés comme fonds ou valeurs mobilières selon les cadres pertinents de la SEC, et non à tous les actifs numériques. Les conseillers devraient documenter l’absence d’un dépositaire approprié, maintenir des contrôles de cybersécurité et de protection des actifs, et examiner les actifs non pris en charge au moins une fois par trimestre. Si un dépositaire qualifié commence à prendre en charge un actif, le conseiller devrait généralement le transférer. La SEC estime que certaines exigences de conservation autonome pourraient coûter environ 433 833 dollars par conseiller et par an, dont près de 376 000 dollars pour les rapports sur les contrôles internes.
La proposition pourrait réduire l’avantage traditionnel des banques agréées au niveau fédéral et faire de la couverture des actifs, de la sécurité, de l’étendue des services et de l’intégration institutionnelle des facteurs clés de concurrence. Coinbase Custody, Gemini Trust et Fireblocks Trust pourraient bénéficier d’une voie plus claire vers les clients réglementés, tandis qu’Anchorage Digital, BitGo, Fidelity Digital Assets, BNY et State Street conserveraient leurs avantages liés à leurs structures réglementaires ou à leurs relations institutionnelles.
Pour les émetteurs de cryptoactifs, le soutien d’un dépositaire qualifié pourrait devenir presque aussi important qu’une cotation en bourse pour accéder aux capitaux réglementés. La proposition s’inscrit dans le cadre plus large de l’initiative Project Crypto de la SEC et reste soumise à une période de commentaires publics de 60 jours. Elle n’est pas définitive ; son impact immédiat sur les échanges devrait donc rester limité, même si ses effets à long terme pourraient favoriser l’adoption institutionnelle des cryptoactifs.
Bitwise a lancé le Bitwise NEAR ETF, sous le ticker NRR, sur le NYSE Arca le 29 septembre 2026. Le fonds est présenté comme le premier ETF spot américain sur NEAR, offrant aux investisseurs une exposition à NEAR cotée en bourse sans détenir directement le token.
L’ETF NEAR prévoit de staker ses actifs. Les récompenses de staking seront intégrées à la valeur liquidative du fonds plutôt que versées directement aux actionnaires. Bitwise a indiqué un taux de staking annualisé d’environ 5,3 % au 25 septembre, mais les rendements ne sont pas garantis. Environ 33 % des revenus du staking pourraient revenir aux agents de staking, au dépositaire et à Bitwise, laissant au fonds environ 67 % avant la prise en compte d’autres facteurs.
NRR facture des frais de gestion de 0,75 %. Les traders doivent mettre en balance les revenus potentiels du staking avec les frais, la volatilité de NEAR, les risques de slashing, les délais de rachat et la possibilité que les rendements réalisés soient inférieurs au taux indiqué.
Bitwise présente NEAR comme une infrastructure de règlement pour les agents d’IA et a mis en avant NEAR Intents, qui aurait traité plus de 32 milliards de dollars de volume. Le fonds élargit la gamme d’ETF américains d’altcoins de Bitwise et pourrait améliorer l’accès institutionnel à NEAR. Toutefois, l’impact à court terme sur le prix dépendra du volume d’échanges de NRR, des flux entrants et des conditions générales du marché.
Neutral
NEAR ETFSpot Crypto ETFStaking RewardsBitwiseNYSE Arca
Robinhood prévoit de lancer des contrats à terme perpétuels sur les cryptomonnaies pour les clients américains éligibles dans les prochains mois, sans toutefois avoir fixé de date précise. Ces contrats suivront le BTC, l’ETH, le SOL, le XRP, le DOGE, l’ADA, le LINK et le HYPE.
Les contrats sur le BTC et l’ETH pourraient offrir un effet de levier allant jusqu’à 10x. Celui des six autres actifs serait plafonné à 3x. Ces contrats sans échéance seront proposés par Robinhood Derivatives, un commissionnaire en contrats à terme enregistré auprès de la CFTC, avec le soutien de Bitstamp. Les fonctionnalités prévues comprennent les positions longues et courtes, les ordres stop-loss et take-profit, le suivi du prix de liquidation ainsi que le règlement des profits et pertes toutes les 15 minutes. Des frais de trading promotionnels de 0,01 % sont prévus jusqu’à la fin de 2026.
Le lancement pourrait élargir l’accès au trading de produits dérivés à effet de levier aux États-Unis. Toutefois, l’incertitude réglementaire, l’absence de date de lancement et le risque accru de liquidation pourraient limiter son impact immédiat sur le marché. Robinhood a également présenté Robinhood Agents, une fonctionnalité d’IA capable d’étudier les marchés, de développer des stratégies et d’exécuter des transactions, l’approbation manuelle étant activée par défaut. L’entreprise affirme que plus de 150 000 clients ont ouvert des comptes de trading agentique et que ses outils sont utilisés près de 30 millions de fois par jour. Ces chiffres sont communiqués par l’entreprise et ne mesurent pas les performances de trading.
Par ailleurs, Robinhood prévoit de proposer le trading le week-end sur certaines actions américaines et certains fonds négociés en bourse au début de 2027, sous réserve d’un examen réglementaire.
Intercontinental Exchange (ICE), la société mère du New York Stock Exchange, a conclu un accord avec Trade[XYZ] pour développer un marché de contrats à terme perpétuels réglementé aux États-Unis et reposant sur l’infrastructure de Hyperliquid. ICE exploiterait la plateforme de manière exclusive, construirait ses systèmes de négociation pour les particuliers et de compensation, et prendrait une participation minoritaire dans Trade[XYZ]. Les contrats pourraient porter sur des actions, des indices, des matières premières, des devises et des cryptomonnaies, avec des échanges 24 heures sur 24, des contrôles KYC et de lutte contre le blanchiment d’argent, ainsi qu’un accès par l’intermédiaire des commissionnaires en contrats à terme participants. Le projet doit obtenir des autorisations réglementaires, notamment celle de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ; aucune date de lancement ni aucun montant d’investissement n’ont été communiqués. Trade[XYZ] indique que ses marchés offshore distincts sur Hyperliquid ont traité un volume cumulé supérieur à 650 milliards de dollars depuis leur lancement, il y a un peu plus d’un an. Après l’annonce, le HYPE est passé d’environ 79,30 dollars à un sommet de 87,303 dollars, avant de s’échanger autour de 86,151 dollars, en hausse de 5,73 % sur 24 heures, tandis que le Bitcoin et l’Ether reculaient. Les données on-chain montrent que 12 grands traders ont ouvert ou reconstitué des positions en une trentaine de minutes : neuf positions longues d’une valeur de 29,3 millions de dollars et trois positions courtes de 8 millions de dollars. L’exposition longue était 3,64 fois supérieure à l’exposition courte. Ce mouvement traduit un optimisme quant à l’accès potentiel de Hyperliquid à un marché américain réglementé, mais l’autorisation et le rôle du HYPE sur la plateforme proposée restent incertains. Le HYPE se heurte également à une résistance autour de 88–89 dollars, qui a déjà plafonné les précédents rallyes.
Payward, la société mère de Kraken, prévoit de proposer des contrats à terme perpétuels aux clients américains via un déploiement Hyperliquid HIP-3 réglementé par la CFTC. La proposition est soumise à l’approbation des autorités et n’est pas encore opérationnelle ; aucune date de lancement en production n’a été annoncée. Un déploiement de test aurait été effectué sur le testnet de Hyperliquid, et l’implémentation initiale était toujours en phase de test au 26 octobre.
Dans le cadre proposé, Bitnomial, filiale de Payward, créerait et administrerait les marchés, et prendrait en charge la compensation et le règlement. NinjaTrader Clearing détiendrait les comptes des clients en tant que futures commission merchant. Les listes d’autorisation on-chain facultatives de HIP-3 pourraient limiter l’accès après vérification d’identité, mais ces contrôles ne constituent pas, à eux seuls, une approbation réglementaire. Les marchés HIP-3 existants resteraient inchangés.
Le projet associe l’infrastructure de négociation on-chain de Hyperliquid à des services réglementés de marché et de gestion de comptes. Il se distingue du projet distinct de Lighter, qui prévoit de demander à la CFTC, en novembre 2026, le statut de designated contract market et de derivatives clearing organization. Le lancement envisagé aux États-Unis pourrait ouvrir la voie à des produits dérivés on-chain réglementés, mais ses effets à court terme sur Hyperliquid restent incertains tant que les autorisations et le lancement effectif ne sont pas confirmés.
Strategy n’a ni acheté ni vendu de Bitcoin au cours de la semaine terminée le 25 octobre, mettant ainsi fin à une série de cinq semaines d’achats. Ses avoirs en Bitcoin sont restés à 848 517 BTC, acquis pour 64,02 milliards de dollars, à un prix moyen d’environ 75 446 dollars par coin. L’entreprise n’a pas non plus vendu d’actions dans le cadre de son programme d’émission d’actions au prix du marché (ATM).
À la place, Strategy a utilisé 204,9 millions de dollars de trésorerie en USD pour racheter 2 068 459 actions préférentielles STRC. Au 25 octobre, elle disposait de 242,4 millions de dollars de trésorerie en USD et d’une réserve distincte de 4,83 milliards de dollars destinée aux dividendes des actions préférentielles et aux intérêts de la dette ; 956,8 millions de dollars restaient disponibles au titre de l’autorisation de rachat de STRC. Le document déposé n’expliquait pas la pause des achats de Bitcoin ni quand ils pourraient reprendre. Cette réorientation de l’allocation du capital intéresse les traders de Bitcoin, mais ne signale pas à elle seule un changement de la stratégie Bitcoin à long terme de Strategy.
Le chiffre d’affaires d’Alphabet au troisième trimestre 2026 a progressé de 25 % sur un an, à 127,6 milliards de dollars, manquant de peu les attentes des analystes. Le bénéfice opérationnel a augmenté d’environ 30 %, à 40,6 milliards de dollars, mais le bénéfice net a reculé de 25 %, à 26,2 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action, de 2,67 dollars, a également été inférieur aux prévisions, en partie en raison d’une perte de 8,7 milliards de dollars sur des investissements en actions, qui a réduit le BPA selon les normes GAAP d’environ 0,55 dollar.
Google Cloud a été le point fort des résultats d’Alphabet : son chiffre d’affaires a plus que doublé pour atteindre 30,7 milliards de dollars, avec une marge opérationnelle d’environ 36,2 %, tandis que la demande d’infrastructures et de services d’IA augmentait. Le chiffre d’affaires de la recherche et des autres activités a progressé de 12 %, à 63,4 milliards de dollars, tandis que les revenus publicitaires de YouTube ont augmenté d’environ 9 %. La publicité représente toujours près de 64 % du chiffre d’affaires total, ce qui maintient l’attention sur le rythme de croissance du cœur de métier de Google.
Les dépenses restent une préoccupation majeure. Alphabet a généré 42,3 milliards de dollars de flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles, mais a dépensé 51,4 milliards de dollars en immobilisations et équipements, entraînant un flux de trésorerie disponible négatif d’environ 9,1 milliards de dollars, contre une sortie de 5,9 milliards au trimestre précédent. L’entreprise a maintenu ses prévisions de dépenses d’investissement pour 2026, entre 195 et 205 milliards de dollars, et laissé entendre que les investissements pourraient encore augmenter en 2027. Le milliard d’utilisateurs de Gemini annoncé témoigne d’une large portée, mais ne prouve ni la génération de revenus ni la rentabilité du service. À un moment donné, selon les informations publiées, l’action Alphabet a chuté de près de 10 % après la clôture. Pour les traders, la question centrale est de savoir si la croissance du cloud portée par l’IA peut compenser le ralentissement de la recherche et la hausse des coûts d’infrastructure. Ces résultats pourraient également influencer le sentiment général dans le secteur technologique, sans pour autant signaler directement un changement des fondamentaux des cryptomonnaies.
Constance Wang, ancienne directrice des opérations de FTX, a critiqué la prochaine série dramatique de Netflix, « The Altruists ». Selon elle, la série présente l’effondrement de FTX comme une « histoire d’amour toxique » entre Sam Bankman-Fried et Caroline Ellison. Sa diffusion devrait commencer le 19 novembre 2026. Wang affirme que la plupart des employés n’ont découvert leur relation qu’après la faillite. Elle décrit une équipe centrale de moins de 200 personnes travaillant 16 à 18 heures par jour et conteste la représentation d’une culture de la fête. Elle indique également que la série la met en scène sans l’avoir consultée.
Ses critiques font suite à son récit de l’effondrement de FTX en novembre 2022 : alors que les clients tentaient de retirer environ 6 milliards de dollars en 72 heures, le personnel aurait été informé que les retraits étaient sûrs, avant que Bankman-Fried ne révèle un déficit estimé à 8 milliards de dollars. FTX avait détourné des fonds de clients pour soutenir Alameda Research, contribuant ainsi à la faillite et à la condamnation de Bankman-Fried à 25 ans de prison pour fraude et blanchiment d’argent. L’effondrement a touché environ neuf millions de clients et d’investisseurs. L’équipe chargée de la faillite de FTX a récupéré environ 16,5 milliards de dollars en vue des remboursements, calculés selon la valeur des comptes en novembre 2022. Wang a fait l’objet d’une enquête, mais n’a pas été inculpée ; elle affirme avoir perdu la majeure partie de sa fortune liée à FTX. Elle a ensuite cofondé la plateforme de trading Pacifica, qui a fait état d’un volume d’échanges de 10 milliards de dollars en octobre 2026.
Neutral
FTXConstance WangNetflixCrypto exchange collapseCrypto media
Moody’s a attribué à RLUSD, le stablecoin de Ripple, une note de dépôt à long terme de A2 et une note à court terme de P-1 le 27 octobre 2026. RLUSD est ainsi le premier stablecoin à avoir été signalé comme ayant obtenu une note de catégorie investissement. Ces notes concernent RLUSD, émis par Standard Custody & Trust Company sur XRP Ledger et Ethereum.
Selon Moody’s, les réserves de RLUSD sont principalement constituées d’actifs liquides à court terme du gouvernement américain et de liquidités, avec un objectif de couverture des réserves de 103 %. BNY détient la majeure partie des bons du Trésor et des liquidités. Les détenteurs institutionnels éligibles peuvent échanger leurs RLUSD à leur valeur nominale dans les deux jours ouvrés complets suivant une demande conforme. En règle générale, tous les détenteurs n’ont pas accès au rachat direct.
L’agence a relevé certaines limites de la note : l’émetteur n’est pas protégé contre la faillite par une structure juridique distincte, et les détenteurs ne sont pas propriétaires directs des actifs de réserve. Des droits juridiques plus solides sur les réserves pourraient favoriser une hausse de la note. À l’inverse, une dégradation des réserves, de la liquidité, de la capacité de rachat, de la conservation ou des contrôles opérationnels pourrait entraîner une baisse. Moody’s a également indiqué que le GENIUS Act, dont l’entrée en vigueur est attendue en 2027, ajouterait des garanties légales.
Cette note intervient alors que RLUSD développe ses liens avec les institutions. Ripple s’est associé à Robinhood pour le règlement institutionnel et des services connexes ; Cross River Bank prévoit de prendre en charge les paiements et les transferts en RLUSD ; et Standard Chartered propose des services de conservation institutionnelle par l’intermédiaire de sa succursale de Dubaï et étudie l’utilisation de RLUSD comme garantie de négociation. La note pourrait renforcer l’attrait de RLUSD auprès des institutions, mais son effet direct sur le prix devrait être limité. Les traders surveilleront la qualité des réserves, l’accès au rachat et la mise en œuvre de la réglementation.
Le 14 octobre, Ripple et DriveWealth ont annoncé leur projet d’ajouter le règlement en RLUSD et des services liés aux actifs numériques à l’infrastructure mondiale de courtage de DriveWealth. L’Europe est la première région visée, avec une éventuelle expansion aux États-Unis. Les deux entreprises prévoient également d’intégrer Ripple Payments pour les transferts de fonds transfrontaliers. Elles étudient par ailleurs les services de conservation de Ripple en Europe et le financement en fonds propres par l’intermédiaire de Ripple Prime. Le règlement en RLUSD est prévu sur le XRP Ledger. S’il entre en production, il pourrait contribuer à remédier aux retards causés par les heures limites des banques et à améliorer la gestion de trésorerie. DriveWealth fournit des services d’investissement à plus de 100 partenaires, mais n’a pas indiqué combien adopteront ces nouveaux services. Aucune date de lancement, aucun volume de transactions ni chiffre d’affaires n’ont été communiqués, et les clients n’y auront pas accès immédiatement. Les traders devraient suivre les détails du déploiement, les partenaires nommément désignés, l’activité réelle des transactions et les coûts effectivement constatés ; l’adoption et les effets sur le marché restent à démontrer.
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme avoir intercepté et détruit un missile des Houthis visant la région orientale du royaume. Un premier compte rendu faisait état de trois missiles balistiques, tandis que le récit ultérieur en mentionne un seul ; aucun décès, blessé ni dégât n’a été signalé. Cet incident s’ajoute aux récentes activités des Houthis impliquant des missiles et des drones, notamment des attaques qui auraient visé Riyad et Dhahran. Les forces saoudiennes ont également ciblé les capacités de lancement des Houthis. Sur les marchés prédictifs, les probabilités d’une fermeture de l’espace aérien saoudien étaient d’environ 1,7 % d’ici au 1er novembre 2026 et de 18,5 % d’ici au 1er janvier 2027. Le premier compte rendu estimait aussi à 7,5 % la probabilité d’une action militaire des Houthis contre Israël d’ici au 1er janvier. Les articles ne font état d’aucune incidence directe sur les marchés des cryptomonnaies. Les traders peuvent surveiller de nouvelles attaques et les informations officielles, ainsi que les éventuelles répercussions sur les marchés de l’aviation et de l’énergie. L’incident impliquant le missile des Houthis demeure un risque pour la sécurité régionale, mais aucun effet direct sur les cours des cryptomonnaies n’est indiqué.
Neutral
Saudi ArabiaHouthi movementMissile interceptionGeopolitical riskPrediction markets
Phantom a lancé les marchés prédictifs de Kalshi pour les utilisateurs éligibles aux États-Unis, ajoutant des contrats événementiels réglementés à son portefeuille crypto. Grâce au nouvel onglet Predict, les utilisateurs peuvent négocier des contrats liés aux cours des cryptomonnaies, au sport, à la politique, à l’économie et à la culture ; certains contrats sur le Bitcoin sont réglés toutes les 15 minutes. Les transactions peuvent être financées avec Phantom Cash, libellé en stablecoin CASH, ou avec des actifs Solana pris en charge. Kalshi gère les vérifications d’identité, les comptes, l’exécution des transactions et le règlement, tandis que Phantom fournit l’interface. L’accès varie selon l’État et la catégorie de marché ; certaines restrictions s’appliquent au Michigan, au Nevada et dans l’État de Washington.
Ce lancement fait suite à une décision conditionnelle de la CFTC, en mars, de ne pas engager de mesures coercitives. L’incertitude réglementaire persiste : la CFTC a poursuivi l’Utah en raison de sa contestation des contrats de Kalshi, dans le cadre d’un différend plus large sur les règles fédérales relatives aux produits dérivés et les lois des États sur les jeux d’argent. Kalshi a déclaré un volume de 10,8 milliards de dollars pour les contrats crypto au cours des 30 jours précédant le 27 octobre, soit une hausse de 19,6 % par rapport à la période précédente. Par ailleurs, le volume total des transactions déclaré par Kalshi avait dépassé 291 milliards de dollars en 2026 à la fin octobre. L’intégration de Phantom et Kalshi élargit l’accès aux marchés prédictifs, mais ne signale pas, à elle seule, une évolution des cours des cryptomonnaies.
Anthropic, l’entreprise à l’origine de Claude, a déposé une demande d’introduction en Bourse au Nasdaq, sans toutefois communiquer le nombre d’actions ni le prix de l’offre. Des articles précédents citaient des estimations du marché privé pouvant atteindre environ 1 500 milliards de dollars, contre 2 000 milliards auparavant. Un article ultérieur a évalué Anthropic à environ 965 milliards de dollars après une levée de fonds de 65 milliards de dollars rapportée par la presse. Par ailleurs, les prix de marché cités par le média laissent penser que la capitalisation boursière de l’entreprise pourrait dépasser 1 250 milliards de dollars après l’introduction en Bourse. Ces estimations diffèrent, et la valorisation finale dépendra des modalités de l’offre et de la demande des investisseurs.
L’introduction en Bourse pourrait contribuer à financer l’expansion d’Anthropic face à OpenAI, d’autant que ses engagements en matière d’infrastructures dépasseraient, selon les informations rapportées, ses réserves de trésorerie actuelles. Les investisseurs pourraient également bénéficier d’une exposition indirecte avant l’introduction en Bourse grâce à des ETF détenant des participations dans Anthropic par l’intermédiaire de sociétés à vocation spécifique (SPV). L’article mentionne une allocation de 10,5 % dans l’ETF LAZR de Tema. Les traders suivront les réponses de la SEC, le prix de l’introduction en Bourse, la demande des investisseurs institutionnels et les transactions sur le marché secondaire. L’introduction en Bourse d’Anthropic pourrait influencer la perception des valorisations dans l’IA et le secteur technologique, mais elle ne constitue pas un catalyseur direct pour le marché des cryptomonnaies.
Les sorties des ETF Ether sont restées préoccupantes en octobre. Un rapport précédent estimait les sorties nettes mensuelles à environ 1,08 milliard de dollars et signalait cinq séances consécutives de flux négatifs, dont un retrait de 26,13 millions de dollars le 20 octobre. Au 27 octobre, les ETF Ether au comptant américains avaient enregistré une deuxième journée consécutive de sorties : 60,22 millions de dollars, après 88,6 millions le 26 octobre. L’ETHA de BlackRock a enregistré les retraits les plus importants, tandis que le FETH de Fidelity et les fonds Ethereum de Grayscale ont affiché des entrées. Les sorties cumulées des deux dernières séances s’élevaient à environ 148,8 millions de dollars, et des rapports antérieurs avaient également souligné l’affaiblissement de la demande nette pour les fonds. Les rachats d’ETHA et les flux des ETF méritent d’être surveillés, mais ils ne déterminent pas à eux seuls le cours de l’ETH. Le 27 octobre, l’ETH s’échangeait autour de 2 365 dollars, sous le seuil de 2 400 dollars que les traders surveillaient auparavant. Une reprise durable au-dessus de 2 400 dollars pourrait remettre 2 440 dollars au centre de l’attention ; une baisse sous 2 300 dollars pourrait affaiblir le rebond. Une précédente analyse technique avait identifié des supports à 2 362, 2 324 et autour de 2 311 dollars, ainsi que des résistances proches de 2 444 et 2 500 dollars. Les données sur les produits dérivés faisaient état de liquidations de positions en ETH à hauteur de 90,59 millions de dollars, principalement des positions vendeuses, tandis que la baisse de l’intérêt ouvert suggérait des clôtures de positions plutôt qu’une forte nouvelle demande. Une cassure au-dessus de 2 500 dollars pourrait ouvrir la voie vers 2 548 et 2 780 dollars. À l’inverse des sorties des ETF Ether, les ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré 176 millions de dollars d’entrées le 27 octobre.
SK Hynix a annoncé un chiffre d’affaires record de 104 620 milliards de wons au troisième trimestre 2026, en hausse de 328 % sur un an, ainsi qu’un bénéfice d’exploitation de 83 330 milliards de wons, en hausse de 632 %. Le bénéfice net a progressé de 216 % pour atteindre 39 800 milliards de wons. Le fabricant de puces prévoit de restituer environ 100 000 milliards de wons (75 milliards de dollars) à ses actionnaires en 2026, notamment sous forme de dividendes en espèces et de rachats d’actions. Il a également approuvé un dividende trimestriel de 20 000 wons par action.
SK Hynix a indiqué que ses capacités de production de HBM et de DRAM étaient entièrement réservées jusqu’en 2029, que la demande de HBM représentait le double de l’offre actuelle et que la pénurie générale de mémoire devrait durer jusqu’en 2030. L’entreprise prévoit d’augmenter la production de puces HBM4 de nouvelle génération. Ces perspectives soulignent la forte demande en infrastructures d’IA, mais les clients examinent plus attentivement la rentabilité des projets. L’action SK Hynix a progressé de 9 % à 11 % en début de séance. Pour les traders de cryptomonnaies, ces résultats pourraient renforcer l’attention du marché envers les investissements liés à l’IA, sans toutefois modifier directement l’offre, la demande ou les fondamentaux des cryptomonnaies.
Selon certaines informations, Circle aurait émis environ 4 milliards de dollars d’USDC sur Solana en sept jours, dont 750 millions au cours des dernières 24 heures. Cette émission augmente l’offre d’USDC sur la chaîne, mais on ignore si les jetons sont entrés en circulation ou ont été transférés vers des plateformes d’échange ; la création de jetons peut aussi répondre à des besoins opérationnels ou de trésorerie. L’émission d’USDC sur Solana peut signaler une demande et une liquidité potentielle, mais elle ne confirme pas l’apparition d’une nouvelle pression acheteuse et ne permet pas de prévoir une hausse de SOL. Les traders peuvent surveiller l’offre en circulation, les transferts sur la chaîne, les soldes détenus sur les plateformes d’échange et l’activité du réseau Solana, ainsi que les conditions générales du marché.
La Financial Conduct Authority (FCA), l’autorité britannique de régulation financière, a lancé des consultations sur la manière dont son futur régime applicable aux cryptoactifs s’appliquera à la finance décentralisée (DeFi), ainsi que sur les activités susceptibles d’être exemptées d’autorisation. Ce régime devrait entrer en vigueur le 25 octobre 2027.
Le projet de lignes directrices sur la DeFi précise que l’utilisation de contrats intelligents ou de protocoles décentralisés ne place pas automatiquement un service en dehors du champ de la réglementation. Les entreprises réglementées peuvent rester responsables de leur résilience opérationnelle et de leurs contrôles contre la criminalité financière lorsqu’elles s’appuient sur des blockchains, protocoles ou infrastructures externes. La FCA indique que les entreprises devraient évaluer des risques tels que l’exploitation de failles dans les contrats intelligents, les pannes de réseau et le manque de visibilité sur les contreparties. Elles pourraient également devoir renforcer leurs vérifications préalables, la surveillance des transactions et l’analyse de la blockchain.
Une consultation distincte porte sur d’éventuelles exemptions d’autorisation pour certains dispositifs de paiement en stablecoins, la négociation pour compte propre et les services techniques qui permettent uniquement d’accéder à d’autres services ou protocoles. Les réponses aux deux consultations doivent être envoyées avant le 18 novembre, et les lignes directrices définitives sur la DeFi sont attendues en janvier 2027. Les entreprises de cryptoactifs déjà établies au Royaume-Uni devraient déposer une demande d’autorisation entre le 30 septembre 2026 et le 28 février 2027. Les candidats admissibles pourront poursuivre les services concernés pendant l’examen de leur demande, mais l’autorisation n’est pas garantie.
Pour les traders de cryptoactifs, ces propositions annoncent un contrôle plus étroit des entreprises DeFi tournées vers le marché britannique et une meilleure définition des limites réglementaires. Elles n’imposent pas de restriction directe à l’ensemble du marché et ne constituent pas un catalyseur direct des prix des cryptoactifs.
Neutral
UK crypto regulationDeFiFCAOperational resilienceFinancial crime compliance
Binance a demandé à la banque centrale du Brésil l’autorisation de continuer à proposer des services liés aux cryptomonnaies, mais la décision est toujours en attente. La demande a été déposée le 23 octobre par son entité locale, BBrasil Sociedade Prestadora de Serviços de Ativos Virtuais, avant l’échéance du 30 octobre fixée aux sociétés crypto déjà présentes dans le pays.
À partir du 27 octobre, les utilisateurs de Binance au Brésil ne peuvent plus ouvrir de nouvelles positions sur huit produits, dont Loans et Margin. Les prêts en cours peuvent uniquement être remboursés, et les positions sur marge ne peuvent pas être augmentées. Binance a également restreint la négociation de 22 jetons pour les utilisateurs brésiliens, notamment USDe, USTC, OM, ZIL, RVN et SCRT. Les clients peuvent retirer les actifs concernés et, selon la dernière mise à jour, réinvestir les soldes restants. Il s’agit de restrictions locales sur les services, et non de retraits de cotation à l’échelle mondiale ; le trading au comptant et les transactions portant sur les stablecoins pris en charge restent disponibles.
Ces changements reflètent les règles brésiliennes d’octroi de licences pour les activités liées aux cryptomonnaies et ne signifient pas que Binance a été approuvée. La plateforme espère rétablir les produits concernés après de nouvelles discussions avec la banque centrale. Pour les traders, ces restrictions affectent l’accès aux services et la liquidité au Brésil, mais leur portée locale limite leur impact probable sur l’offre plus large de jetons de Binance et sur le BNB.
Starknet a lancé Shadow Accounts, une fonctionnalité développée par StarkWare qui attribue aux utilisateurs une adresse distincte et permanente pour chaque application DeFi prise en charge. Ces comptes sont conçus pour masquer le lien entre le portefeuille principal d’un utilisateur et ses activités DeFi. Selon les informations précédemment communiquées, ils sont alimentés par des soldes protégés dans le pool de confidentialité STRK20. Il est prévu d’étendre leur prise en charge au-delà des coffres, à des domaines tels que le prêt, le staking et les produits dérivés.
Shadow Accounts ne rendent pas les transactions, les soldes ou les positions privés : ces activités restent visibles sur la chaîne. La dernière annonce ne fournit pas d’autres précisions sur la disponibilité, l’adoption ou la mise en œuvre technique. Pour les traders, ce lancement constitue une avancée des outils de confidentialité DeFi de Starknet, et non une modification immédiate de l’offre de STRK ou de l’économie du protocole. L’adoption par les applications DeFi et la prise en charge par les portefeuilles seront essentielles à une utilisation plus large.
La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis a demandé à un juge fédéral d’empêcher l’Utah de poursuivre sa procédure liée aux jeux d’argent contre la plateforme de marchés prédictifs Kalshi. L’agence soutient que la loi fédérale Commodity Exchange Act lui confère une compétence exclusive sur les contrats événementiels négociés sur les plateformes enregistrées auprès de la CFTC, et qu’elle prévaut donc sur les lois des États dans ce domaine. Dans le recours, les États-Unis et la CFTC sont désignés comme demandeurs, tandis que l’Utah et son procureur général, Derek Brown, sont défendeurs. Le 20 octobre, l’Utah a poursuivi Kalshi, l’accusant d’avoir proposé des paris illégaux sur le sport et la politique, et réclame jusqu’à 60 millions de dollars au titre des bénéfices présumés. La CFTC souhaite également empêcher toute action future des États contre les plateformes réglementées au niveau fédéral. L’Utah est le dixième État visé par l’agence dans le cadre de procédures judiciaires portant sur les marchés prédictifs. Des litiges similaires sont en cours ailleurs, et le New Jersey a demandé à la Cour suprême des États-Unis d’examiner son affaire ; celle-ci n’a pas encore indiqué si elle le ferait. L’issue pourrait façonner le cadre juridique applicable à Kalshi, Polymarket et aux autres marchés prédictifs, mais elle ne modifie pas directement les règles du trading de cryptomonnaies et ne constitue pas un catalyseur direct des prix des actifs crypto.
Polymarket fait de nouveau l’objet d’un examen de la part de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) américaine, qui cherche à déterminer si l’entreprise a respecté un accord conclu en 2022. Selon Reuters, les enquêteurs examinent les contrôles de localisation et la publicité aux États-Unis pour le marché de prédiction offshore de Polymarket, ainsi que les procédures d’inscription et les protections des clients de sa plateforme américaine distincte. Cette enquête ferait partie d’une investigation plus vaste ouverte au début de l’année. Aucune infraction n’a été établie, et la CFTC comme Polymarket ont refusé de commenter.
Aux termes de l’accord de 2022, Polymarket a payé une pénalité de 1,4 million de dollars, accepté de cesser de proposer aux utilisateurs américains des marchés événementiels non conformes et rendu des fonds disponibles pour remboursement. Des enquêtes antérieures de la CFTC et du ministère de la Justice se sont achevées sans inculpation en juillet 2025. Polymarket a ensuite acquis QCEX, une bourse et chambre de compensation agréée par la CFTC, pour 112 millions de dollars afin de soutenir ses activités aux États-Unis.
Le nouvel examen de la CFTC ajoute à l’incertitude réglementaire entourant les contrôles d’accès de Polymarket aux États-Unis, sa publicité et les opérations de sa plateforme d’échange. Les traders devraient suivre cette évolution en raison de possibles mesures d’application de la réglementation ou de changements dans l’accès à la plateforme. Elle n’établit toutefois aucun acte répréhensible et ne signale pas directement une évolution des cours des cryptomonnaies ou des règles de négociation.
Arthur Hayes, directeur général de Flop Labs et cofondateur de BitMEX, a proposé de créer un marché de produits dérivés liés au calcul FLOP et aux services de calcul d’IA de Flop Network. Ce projet précise son idée précédente : utiliser les données de transaction du réseau pour établir un indice de référence au comptant de la puissance de calcul dédiée à l’IA, puis créer des produits dérivés fondés sur cet indice.
Le Flop Reference Compute Rate (FRCR) proposé serait calculé toutes les heures à partir du prix du FLOP par GigaFLOP de capacité de calcul, pondéré par les volumes. Les produits pourraient inclure des contrats à terme trimestriels réglés en dollars américains et des swaps perpétuels assortis de paiements de financement toutes les huit heures. Les contrats à terme pourraient nécessiter une structure quanto afin de tenir compte de l’écart entre le calcul tarifé en FLOP et le règlement en dollars. Les fournisseurs pourraient également déposer des obligations en FLOP, susceptibles d’être confisquées s’ils ne fournissent pas la capacité réservée.
Les produits dérivés de calcul FLOP n’en sont encore qu’au stade de projet. Leur lancement dépend de la mise en place de l’infrastructure de Flop Network, de l’arrivée de véritables transactions d’inférence IA et de calcul, ainsi que de la création d’une liquidité suffisante sur le marché au comptant pour garantir un indice de référence fiable. La proposition de Hayes fait suite à des informations selon lesquelles des portefeuilles qui lui sont liés auraient vendu environ 22 millions de dollars d’altcoins, dont quelque 15 millions de dollars d’ETH ; aucun lien direct entre ces ventes et la proposition n’a été établi. Pour les traders, l’adoption, les frais libellés en FLOP et la liquidité de l’indice de référence sont les principaux éléments à surveiller avant que le projet de produits dérivés puisse avoir un effet notable sur le marché.
Neutral
FLOPAI computeCrypto derivativesPerpetual swapsArthur Hayes
Super Micro Computer (SMCI) a relevé sa prévision préliminaire de chiffre d’affaires pour le premier trimestre de son exercice à 18,5–19,5 milliards de dollars, soit environ 4 milliards de dollars au-dessus du point médian de ses prévisions précédentes. Cette mise à jour précise davantage la fourchette que l’estimation antérieure d’environ 19 milliards de dollars et laisse penser que l’entreprise transforme son carnet de commandes de serveurs d’IA en ventes. SMCI a également relevé sa prévision de marge brute à 12 %–12,5 %, un niveau que l’auteur de l’article considère comme le signe d’une différenciation continue des produits et d’un pouvoir de fixation des prix. Les partenariats de l’entreprise avec Cisco et Nokia, ainsi que le développement continu de ses produits, pourraient soutenir son expansion dans les infrastructures d’IA. L’auteur a évoqué une fourchette de valorisation de 47 à 56 dollars et une décote par rapport au secteur technologique dans son ensemble, mais il s’agit d’évaluations liées à l’investissement, et non de prévisions de l’entreprise. La trésorerie reste un sujet de préoccupation majeur : SMCI avait précédemment fait état d’une sortie de trésorerie opérationnelle de 6,8 milliards de dollars et de stocks de 12,9 milliards de dollars. Les traders surveilleront si la hausse des ventes se traduit par une génération durable de trésorerie et une meilleure gestion des stocks. Cette nouvelle concerne les actions SMCI et n’a pas d’incidence directe sur le cours d’une cryptomonnaie.